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Le goût des choses simples
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2 février 2014

Gomasio

 

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Ingrédients :  

    -  100 g de graines de sésame    

    -  5 à 15 g de sel marin 

 

Placer le sésame et le sel dans une poêle et les faire griller à sec, en remuant sans arrêt la poêle. Lorsque le sésame est doré, retirer du feu.

Placer dans un mixeur et donner quelques impulsions pour réduire les graines de sésame en poudre grossière. Etaler cette poudre sur un plan de travail pour laisser refroidir sans créer de condensation avant de transvaser dans un pot. Conserver le gomasio à l'abri de l'humidité.

 

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Avis : c'est super super simple ! Ce condiment s'utilise sur les viandes, les salades, les soupes...

 

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28 novembre 2020

Velouté de butternut en soupière de courge

 

 

 

Une petite idée sympa pour servir une simple soupe !

Couper le butternut ou potimarron à hauteur de bol. Creuser la base à l'aide d'un couteau affuté, en laissant un bord d'1 cm d'épaisseur environ, et retirer le centre et les pépins. Faire cuire la courge à 180° pendant 40 min environ.

Remplir avec le velouté, préparé avec le reste du potiron, quelques pommes de terre, oignons, ail et crème. Décorer selon les envies.

 

 

 

16 juin 2020

Rôti de boeuf

 

 

 

Pour réussir un rôti de viande, le temps de cuisson doit être calculé en fonction de son poids et de sa forme, notamment pour le bœuf qui se consomme de saignant à bien cuit. Pour un même poids, si le rôti de bœuf est long et fin, le temps de cuisson doit être plus court, s’il est court et épais, le temps de cuisson doit être rallongé. 

Comptez :

  • 12 à 15 minutes par livre (1 livre = 500 grammes) pour cuire la viande de boeuf en rôti. La température à cœur à la sortie du four doit être de 50 à 55° pour une cuisson saignante, ou 58 à 60° pour une cuisson à point.
  • 20 à 25 minutes par livre pour un rôti de veau. La température à cœur est de 60° pour une viande rosée.
  • 25 minutes par livre pour un rôti d'agneau. La température à cœur est de 60° pour une viande saignante.
 

Rôti au four : mode d'emploi

Ce mode de cuisson, très simple, nécessite néanmoins un peu de vigilance et une bonne maîtrise des températures du four. Les viandes blanches comme le porc ou le veau cuisent à four moyen/chaud et les viandes rouges à four chaud/très chaud. 

Four très chaud : Th. 9 (250 à 280 °C) à Th. 10 (+ de 280 °C)
Four chaud : Th. 7 (190 à 220 °C) à Th. 8 (220 à 250 °C)
Four moyen : Th. 5 (130 à 160 °C) ou Th. 6 (160 à 190 °C)
Four doux : Th. 3 (80 à 100 °C) ou Th. 4 (100 à 130 °C)
Four tiède : Th. 1 (40 à 60 °C) ou Th. 2 (60 à  80 °C).


Quelques conseils et astuces

• Choisir un plat aux dimensions du rôti, ni trop petit, ni trop grand.

• Préchauffer le four avec le plat de cuisson légèrement huilé puis saisir le rôti quelques minutes à four très chaud et poursuivre la cuisson à four moyen/chaud selon l’espèce. 

• Une autre solution consiste à « marquer » (saisir, colorer) le rôti (ou la grosse pièce de viande) de tous les côtés dans une poêle bien chaude puis de poursuivre sa cuisson au four.

Pour une viande rouge, préchauffer le four; pour une viande blanche la mettre à four froid pour une viande moelleuse.

Préparation : Il faut penser à sortir la viande du réfrigérateur un peu avant de la cuire (environ 30 min à 1h). Remise à température ambiante, elle n’est pas agressée par un trop fort écart de température au moment de la cuisson, ne se raidit pas et reste tendre.

Tout d’abord, la pièce à rôtir est enduite de matière grasse : on peut par exemple la badigeonner de beurre ou d’huile. Certaines viandes (un rosbif par exemple) seront bardées (entourées d’une bande de lard gras) pour éviter le dessèchement.

Cuisson : la viande à rôtir est placée dans un plat adapté au four. Ce dernier doit être aux proportions du morceau de viande, ainsi la graisse ne brûlera pas en s'étalant. Pour que la viande soit rôtie de manière uniforme, il convient de ne pas la laisser en contact direct avec le fond du plat, mais de la surélever en la disposant sur une petite grille. Il est conseillé d’arroser fréquemment le rôti avec le jus de cuisson et de le retourner à mi-cuisson.

Ne jamais piquer le rôti en cours de cuisson, ce qui ferait écouler les jus et rendrait la viande plus dure et moins savoureuse.

Bon à savoir : il ne faut jamais saler un rôti en début de cuisson. Cela aurait pour effet de faire s’écouler le jus. Il est vivement déconseillé d'ajouter de l'eau en cours de cuisson : l’eau provoque une vapeur ramollissant la surface de la viande préalablement saisie.

Si le rôti est bardé, mieux vaut retirer la barde 10 minutes avant la fin de la cuisson pour que la viande puisse dorer.

On ne sert jamais un rôti à la sortie du four. Il vaut mieux écourter de 5 minutes le temps de cuisson, puis envelopper la viande dans du papier aluminium et la laisser sur la porte du four ou sur le plan de travail de la cuisine pendant 15 minutes pour permettre aux sucs de bien se répartir. On peut aussi retourner le rôti pendant ce  temps de repos pour encore mieux homogénéiser la répartition des sucs.

On peut juger de la cuisson d'une viande rôtie "au toucher" : sous la pression du doigt, la viande doit être moelleuse et légèrement résistante (au contraire, plus une viande est cuite, plus elle durcit). 

 

12 décembre 2019

Bredele 2019

 

 

 

Voici les biscuits de Noël que j'ai fait cette année : des leckerlis (une recette différente de la précédente), des tranches au chocolat, des biscuits aux noisettes et cannelle, des zimsterne, des mini-lunettes à la confiture, des bâtonnets fourrés à la confiture d'orange et au chocolat. Les nouvelles recettes arriveront dans les prochains jours !

1 avril 2011

Idées et conseils pour les rando


 

 REPAS A EMPORTER EN RANDO

 

En fonction du type de rando prévue, l'organisation des repas sera bien sûr complètement différente. Pour des randonnées à la journée, c'est facile, le pique-nique pour un seul repas n'est généralement pas trop lourd, pas trop volumineux, pas trop périssable, et on peut donc emporter (presque) tout ce qu'on veut. Par contre, pour de longues randonnées où il faut prévoir les repas sur plusieurs jours, il vaut mieux bien s'organiser à l'avance.

> Si des étapes sont prévues dans des lieux commerçants, on peut prévoir de passer faire les courses le soir en arrivant, pour acheter de quoi manger pour le soir-même, le lendemain matin et le pique-nique du lendemain midi. Ca évite de trop s'encombrer et ce n’est souvent pas plus cher que chez soi. Penser que les commerces ne seront pas ouverts le dimanche, donc si on part le dimanche matin, emporter de quoi manger pour le dimanche midi, dimanche soir et lundi matin +/- lundi midi. Ensuite, on peut prévoir les repas le soir pour le lendemain. Ou s'arrêter le matin dans une boulangerie ou un traiteur pour s'acheter une quiche, une barquette de salade composée, un sandwich... Penser aussi à emporter ce qui est difficile d'acheter sur place en quantité réduite : par exemple, emporter quelques sachets de thé pour éviter de devoir en acheter (et transporter) tout une boite, pareil pour le sel. Prévoir d'acheter des aliments périssables en petite quantité, uniquement pour la journée et/ou le lendemain (si on achète 6 tranches de jambon sous vide, il faudra les consommer rapidement une fois le paquet ouvert)... Les refuges/gîtes proposent souvent les petit déjeuner et repas du soir, et parfois des paniers repas pour le pique-nique du lendemain midi. Par contre, s’il n’y a pas de commerce entre deux ou plusieurs étapes, préférer de la nourriture à réhydrater (bolino, soupes, chocolats chauds…. dans ce cas, Thermos obligatoire). Donc organiser ses repas à l'avance, selon le circuit prévu et les possibilités offertes sur place.

> Pour des randonnées en autonomie (refuges de montagne non gardés, lieux non commerçants...), au cours desquelles on devra emporter la totalité de ses repas, il est préférable de choisir des aliments nourrissants, légers, qui se conservent bien, et si possible peu encombrants et peu fragiles. On peut emporter des denrées plus rapidement périssables si on les consomme lors du premier jour (salades, jambon,...). Ensuite, on consommera en priorité les aliments les plus lourds, pour alléger son sac le plus vite possible. Par contre, si certains aliments nécessitent d'être cuits ou réhydratés avec de l'eau chaude, il faudra prévoir de les consommer lorsqu'un point cuisson sera à disposition. Par exemple, même si le sachet de soupe déshydraté est léger et qu'on pourrait le réserver au pique-nique du dernier jour, il vaut mieux le réserver pour l'un des soirs précédents quand on pourra la cuire ! Les pique-nique du midi seront alors planifiés avec des aliments ne nécessitant pas de cuisson. Ceci est cependant à moduler si on emporte un réchaud ou un Thermos.

 

 

Pour prévoir ses repas et pique-niques, voilà quelques idées d'aliments à emporter lors de grande randonnée :

  • Flocons d’avoine
  • Semoule de couscous/Floraline
  • Nouilles chinoises
  • Purée déshydratée
  • Bolino
  • Thon/maquereaux/sardines en conserve : les conserves paraissent lourdes mais le rapport "apport calorique/poids" est pas mal. Et la durée de conservation est bien pratique. Par contre, s'il n'y a pas de poubelles à proximité et qu'on doit remporter nos déchets (en refuge par exemple), il faut penser qu'il faudra vider l'huile de la boite de sardines, puis égoutter et essuyer la boite pour éviter toute fuite dans le sac... Bref, c'est un déchet un peu compliqué à gérer !
  • Salades composées en boite de conserve (salade mexicaine au thon, salade niçoise,...), sachant qu'il est possible d'améliorer les salades en rajoutant des aliments frais, comme des tomates, des oeufs...
  • Sachet de soupe déshydratée : les soupes instantanées en stick peuvent être reconstituées juste avec de l'eau chaude, alors que celles qu'il faut laisser cuire 5 min nécessitent un réchaud ou un point cuisson. Parce que si on essaye de rajouter de l'eau chaude sur une soupe déshydratée à cuire, la poudre reste grumeleuse et les morceaux croquants... bref, pas terrible ! Les soupes déshydratées peuvent également servir de sauce si on ne rajoute que peu d'eau.
  • Oeufs durs (non écalés, ils se conservent plus longtemps) ou mollets (mais pas trop mollets, pour être plus faciles à manger)
  • Saucisson
  • Fromage à pâte dure
  • Pains plats, biscottes, chapatis/tortillas (batbot, chapatis, pain polaire, pitas) : assez compacts pour être bien nourrissants et résistants à tout dans le fond d'un sac !
  • Concentré de tomate (attention à l'ouvre-boîte ? couteau-suisse ?)
  • Vinaigrette (facultatif)
  • Sel (!!), cube de bouillon, épices/ail (pas obligé)
  • Fruits secs
  • Lait en poudre (facultatif)
  • Lait concentré sucré, tube de crème de marron : très énergétique mais assez lourd... Le lait concentré peut être dilué dans de l'eau pour obtenir un semblant de "lait" et le résultat n'est pas si mal...
  • Thé/café/chocolat chaud en stick (attention il existe des sticks de chocolat chaud qui se reconstituent juste avec de l'eau chaude et d'autre avec du lait...)
  • Miel
  • Pain d'épices
  • Biscuits
  • Barres de céréales
  • Compotes individuelles
  • Chocolat (attention lors de randos par forte chaleur !)

 

Pour les flocons d'avoine, semoule de couscous, nouilles chinoises, purée déshydratée et bolinos, il suffit d'eau chaude dans un Thermos pour s'en faire un plat nourrissant. Moi j'aime bien les flocons d'avoine, qui sont rassasiants, légers et faciles à transporter. En général, je m'en fais des portions individuelles en sachet, mélangés avec, au choix : cacao, lait en poudre (ou stick de chocolat chaud), sucre, noix/noisettes, fruits secs, pépites de chocolat... pour des "porridges" matinaux (à agrémenter de myrtilles, framboises, mûres... ramassées sur les chemins !). On peut aussi les mélanger avec des épices, sel/poivre, soupe déshydratée,... pour des repas salés. Ce n'est pas de la grande gastronomie, certes, mais ça tient au ventre ! Quelques idées : porridge au chocolat et fruits rouges (comme ici), porridge aux noisettes et pépites de chocolat (ici), porridge aux pommes séchées/amande/cassonnade, porridge figues sèches et cannelle, porridge noix de coco et fruits exotiques séchés (ananas, papaye, banane...), porridge café et cacao...

Les fruits et légumes sont peu nutritifs en général mais j'aurais du mal à m'en passer. Attention aux fruits et légumes fragiles, comme les tomates, abricots... et prévoir de les transporter dans le haut du sac pour ne pas risquer de les écraser et les emballer dans des sacs plastiques pour éviter les éventuelles fuites malencontreuses. A l'inverse, pommes et carottes sont faciles à transporter.

Pour les salades, allez voir dans l'index pour trouver des idées ! Moi j'aime bien les salades composées avec des féculents, qui sont bien nourrissants (par exemple : salade verte/lentilles/avocat/oeuf mollet/féta, ou salade de quinoa aux maquereaux/radis/pomme verte/oeuf mollet). Mais attention à la faible durée de conservation de ces salades : si les salades contiennent des aliments facilement périssables, comme la salade verte, l'avocat ou le jambon blanc, elles sont à consommer rapidement, en début de trek si on part sur quelques jours. Les oeufs durs ou mollets non écalés peuvent se conserver quelques jours (2 jours sûr) même à température ambiante, les carottes patientent aussi quelques temps (j'ai essayé de râper des carottes avant de partir et de les conserver "sous vide" dans un sachet-zip en chassant l'air : elles tenaient la route même le lendemain (par exemple, dans une salade carotte/maquereau/oeuf dur ou carottes/pois chiches/raisins secs/sauce curry)). Attention aussi à la vinaigrette sur la salade : si on l'ajoute directement lors de la préparation avant de partir, les feuilles de salade risquent de faire triste mine quelques heures plus tard.

Mettre en bocal/boite des aliments bouillants puis les fermer hermétiquement permet de les conserver un peu plus longtemps (par exemple : bocaux de soupe ou compote). Par contre, c'est une idée à garder lorsqu'on peut laisser les bocaux dans la voiture, pas quand on doit tout porter dans le sac à dos lors d'une rando en autonomie sur plusieurs jours.

Emballer ce qui peut l'être dans des sachets zip hermétiques et utiliser de petits flacons en plastique, pour que les contenants soient les plus légers possibles. S'assurer que les contenants soient bien hermétiques et étanches, pour éviter les fuites, ou les emballer dans un sac plastique supplémentaire par sécurité. Retirer les emballages superflus. C'est souvent beaucoup plus lourd d'emporter des salades composées ou pique-niques cuisinés plutôt qu'un bout de pain avec du fromage qui, eux, ne nécessitent pas de contenants supplémentaires. Surtout si on part sur quelques jours en autonomie, ça peut être très lourd d'emporter sa salade du premier jour dans une boite plastique, sa soupe du soir dans une deuxième boite, son petit dej' du lendemain dans une troisième boite,... surtout qu'il faudra ensuite continuer à porter les boites vides.

Prévoir le contenu des repas en fonction de la météo. Par exemple, éviter le taboulé lors de grand vent (sinon, le contenu de la cuillère finit éparpillé par terre, dispersé par le vent avant d'atteindre la bouche...) ou éviter les aliments délicats à manger quand il fait froid (vous avez déjà essayé de peler une orange en gardant vos moufles ?)

Les en-cas sont parfois bien appréciés lors de coups de pompe, pour se redonner un peu d'énergie...

Lors des pique-niques, éviter de manger trop vite, ça fait mal au ventre quand on repart ! (surtout avec des aliments compacts et bourratifs, comme le pain ou la semoule...). Boire suffisamment. Ne pas repartir tout de suite mais se reposer 15-20 min après le repas. Eviter de pique-niquer au milieu d'une montée : quand on repart à la montée au moment de la digestion, l'effort est plutôt... inconfortable ! Préférer faire une pause après être arrivé au sommet ou avant une descente.

Penser aux déchets s'il faut les ramener. En refuge, il est demandé aux randonneurs de remporter leurs déchets. Pareil pour les randonnées sur des chemins sans poubelles à proximité. Donc emporter plusieurs sacs plastiques pour en faire des sacs poubelles et, avant de partir, penser à organiser les piques-niques en fonction des résidus que l'on devra porter ensuite : penser au poids, au volume dans le sac à dos et à la propreté des emballages (boite de sardines pleine d'huile résiduelle par exemple).

En conclusion, l'organisation des repas lors des randos demande un peu de réflexion et de nombreux paramètres sont à prendre en compte en fonction du type de randonnée prévue. En pratique, je me fais généralement un planning sur lequel je note, chaque jour de rando et pour chaque repas (petit déjeuner, midi, soir), ce que je prévois à manger, en fonction des contraintes (point cuisson, aliment périssable, nécessité d'eau...)

 

 

LISTE MATERIEL DE RANDO

 

SAC A DOS :

    -  veiller à régler les bretelles des armatures de la même longueur des deux côtés, selon les conseils techniques du fabricant, et à le charger en équilibrant le poids dans le sac. Un bon réglage du sac à dos permet d'éviter de se blesser : un sac qui penche d’un côté toute la journée déséquilibre les charges et les tensions exercées sur le corps, ce qui peut conduire, après quelques heures de marche, à des douleurs dans le dos ou les épaules, ou à provoquer des tendinites. Le réglage du sac à dos dépend de nombreux paramètres, comme le poids ou le dénivelé, et doit donc être ajusté lors de chaque rando (et même plusieurs fois au cours de chaque étape si besoin).

    -  adapter la taille de son sac à dos à la randonnée prévue. Pas besoin de prendre un sac de 30L pour une sortie à la journée...

    -  éventuellement, accrocher un petit mousqueton à l’extérieur du sac pour suspendre sa casquette, son foulard...

    -  le poids total maximum du sac à dos chargé est estimé à 20% du poids du corps. Soit 14kg pour un homme de 70kg par exemple.

 

CHAUSSURES de rando :

    -  elles doivent être adaptées au terrain. En plaine, inutile de partir avec des chaussures de montagne, très lourdes et susceptibles de provoquer des tendinites. Souvent, de bonnes baskets suffisent. Les semelles peuvent être rigides ou semi-rigides.

    -  prévoir des chaussures légères/tong/pantoufles pour le soir et les refuges (indispensable !) : ça défatigue les pieds, et s’il a plu dans la journée, il est obligatoire de laisser ses chaussures boueuses à la porte. Et de les faire sécher le mieux possible. Certains refuges prêtent des crocs, mais pas toujours, surtout quand ils ne sont plus gardés. Si on n'a prévu que des chaussures de marche, pour une rando à la journée, prévoir aussi d'autres chaussures légères à laisser dans la voiture, pour pouvoir changer quand on rentre de rando.

 

BATONS DE MARCHE :

    -  ils permettent de répartir l'effort fourni entre les bras et les jambes, soulagent les genoux dans les descentes et permettent également de se stabiliser sur les sentiers délicats (boue, pierriers,...)

    -  attention aux bâtons très légers qui sont aussi un peu plus fragiles et se tordent plus rapidement dans les sentiers très caillouteux et/ou accidentés.

 

Cape de pluie, blouson imperméable, coupe-vent (-> l’un ou l’autre). Emporter éventuellement un sur-sac et une bonne veste, parfois plus pratiques qu'une cape de pluie.

-  Casquette et/ou bonnet

 

FOND DE SAC : 

  • Couteau suisse
  • Couverture de survie
  • Briquet ou petite boite d’allumettes (indispensable pour les nuits en refuge non gardé > les refuges mettent à disposition une gazinière avec un petit stock d'allumettes mais celui-ci peut vite disparaitre. Indispensable aussi si on emporte un réchaud)
  • Sifflet
  • Mousquetons, épingles à nourrice
  • Carnet et stylo (juste quelques feuilles suffisent; le stylo est indispensable si on paye ses nuitées par chèque)
  • Lampe frontale (à poser à côté de l’oreiller le soir en se couchant... parce que, en pleine nuit, se mettre à sa recherche au fond du sac, donc dans le noir, et sans bruit parce que tout le monde dort, et qu’on a super envie de faire pipi…)
  • Cordelette
  • Grand sac poubelle
  • Plusieurs sac plastique (pour emballer les poubelles de pique-nique, un tee-shirt encore mouillé ou la tomate du pique-nique écrasée au fond du sac...)
  • Crème solaire, éventuellement lunettes de soleil
  • Mouchoirs, papier toilette (un rouleau entamé), 1 sachet de kleenex
  • Pinces à linge (x 2-6) : dans pratiquement tous les hébergements (refuges, gîtes, campings), il y a de quoi étendre son linge le soir. Si le linge n’est pas sec le lendemain, ne pas hésiter à transformer son sac à dos en étendage (très chic mais efficace !)
  • 1 paire de bouchons d’oreilles, utiles lors de nuits en refuges bondés

- à placer à portée de main, sur le dessus du sac par exemple.

 

-  Carte d’identité ou permis de conduire, carte bleue, monnaie et/ou quelques chèques. A stocker dans un sachet ou un sac en filet, beaucoup plus légers et moins encombrants qu'un porte-feuille. Prévoir que les refuges ne prendront pas la carte bleue.

-  Téléphone portable (indispensable en cas de problème), appareil photo, +/- chargeurs : emporter les chargeurs si la durée de la rando est supérieure à la durée de la batterie. Attention, les refuges n'ont pas tous des prises électriques.

-  Cartes, guides, adresses et numéros de téléphone (médecin, hébergement, commerces…) : tout prévoir à l’avance. Et si on part le dimanche, penser que les commerces ne seront pas ouverts ce jour-là, donc emporter de quoi manger pour le dimanche midi, dimanche soir et lundi matin +/- lundi midi. Ensuite, on peut prévoir les repas le soir pour le lendemain en arrivant à l'étape s'il y a des commerces à proximité.

-  VETEMENTS : -> à adapter selon la rando prévue

  • 3 paires de chaussettes -> confortables et fines (se méfier des chaussettes dites « de rando » souvent bien trop épaisses et qui compriment les pieds dans ses chaussures. Il n’est pas inutile de changer de chaussettes en cours de journée, ça détend et repose.)
  • 2-3 culottes
  • 1 soutien-gorge
  • 2-3 tee-shirts (2 + 1 pour le soir et la nuit) -> préférer les tee-shirts anti-transpirants faciles à laver et rapides à faire sécher. Lavés le soir, secs le lendemain matin. Le gel douche sert de lessive. 
  • éventuellement, 1 chemise légère à manches longues s'il va faire très chaud (confortable pour ne pas cuire au soleil)
  • 2 pantalons (1 + 1 pour le soir) -> idem.
  • maillot de bain
  • foulard, ou paréo (qui peut servir de foulard/écharpe coupe-vent/protection légère à mettre sur les épaules/serviette de plage...)
  • bonnet et gants
  • 1 polaire ou vêtement chaud pour le soir
  • éventuellement une ceinture (penser au pantalon qui se détend)
  • éventuellement un bandana

-> pour des randos de plusieurs jours, préférer partir avec des vêtements qui ont déjà fait leurs preuves, pour éviter les mauvaises surprises... (par exemple, de grosses ampoules avec des nouvelles chaussettes)

-  Lessive (le gel douche/savon peut faire l'affaire...)

-  Sac à viande (suffisant pour les refuges, qui ont souvent couvertures et/ou couettes à disposition) ou duvet (et dans ce cas, le sac à viande n'est pas forcément nécessaire)

 

TROUSSE DE TOILETTE :

  • Brosse à dent
  • Dentifrice -> mini-tube ou tube presque vide, qui contient juste la quantité nécessaire pour la durée de la rando
  • Savon, avec emballage. Privilégier un savon naturel pour se laver sans polluer les ruisseaux.
  • (Crème)
  • (Shampoing / gel douche) -> ou se laver au savon, emporter de petits flacons
  • Peigne
  • Serviette de toilette / gant -> serviettes très lourdes quand elles sont mouillées et difficiles à faire sécher. Préférer les serviettes légères en micro fibres. Ou juste un gant (possible aussi).

 

PHARMACIE : inutile d’en emporter une caisse (sauf si absence totale de pharmacie aux environs). Il sera toujours temps d’aller acheter ce qu’il faut en cas de problème.

  • Stick à lèvre
  • Pansements
  • Fils et aiguilles, sutures
  • Compresses stériles
  • Désinfectants, alcool, crème antiseptique
  • Bande de contention, bande adhésive
  • Aspirine
  • Pommade, comprimés corticoïdes
  • Pince à épiler
  • Bicarbonate de soude pour éviter les courbatures (½ cc dans un verre d’eau le soir, les premiers jours)
  • Insecticide à vaporiser et, dans certains refuges, du KLAKO (insecticide spécial pour les punaises de lit que l’on vaporise sur le matelas, sur et dans son duvet, sur et dans son sac à dos avant de se coucher. Seuls le lavage des affaires à plus de 60° et/ou la congélation peuvent les tuer)

ALIMENTATION et REPAS : -> voir plus haut

    -  couteau et cuillère, gamelles, boites et contenants -> le plus léger possible. Un couteau et une cuillère, ça suffit. Pas besoin d'emporter une fourchette supplémentaire ou des couverts spécial rando. Des sachets à zip hermétiques peuvent aussi remplacer les boîtes, qui sont déjà plus lourdes et prennent toujours de la place une fois vides.

    -  gourde : préférer une bouteille en plastique, nettement moins lourde

    -  Thermos : si c’est l’été, il est souvent inutile de d’emporter un Thermos. Un thé au refuge en fin d’après-midi est tout aussi agréable. Sauf si la préparation des repas nécessite de l'eau chaude et qu'on n'emporte pas de réchaud (par exemple pour faire gonfler de la purée déshydratée ou des flocons d'avoine. D'ailleurs, suite à une petite mésanventure, j'ai découvert que la semoule de couscous gonfle bien même avec de l'eau froide, il suffit de s'y prendre à l'avance...)

    -  penser aussi que les refuges non gardés n'ont pas forcément d'eau courante et qu'il faudra soit emporter toute l'eau nécessaire avec soi, soit puiser de l'eau dans un ruisseau à proximité et la faire bouillir ensuite pour l'assainir.

 

OCCUPATIONS pour le soir : livre, cartes, papier/stylo, jeux…

    -  quand on arrive au refuge/gîte en milieu d'après-midi, c'est parfois bien sympa de bouquiner au soleil sur une chaise longue pour occuper l'après-midi et on est content d'avoir emporté un bon livre. Mais un livre, c'est lourd, et le plus souvent, on préfère discuter avec d'autres randonneurs ou étudier les cartes pour prévoir l'étape suivante plutôt que de bouquiner. Et puis de toute façon, tout le monde part généralement se coucher assez tôt !

    -  dans les refuges, des livres, magasines ou jeux de cartes sont parfois mis à disposition des randonneurs, mais pas toujours !

 

TENTE, DUVET et MATELAS GONFLABLE :

 

 

 

Si possible, si on part à plusieurs, partager les produits qui peuvent l’être (gel douche, crème solaire, dentifrice, chargeurs, guides, cartes, …) et n’en prendre qu’un pour deux.

Emporter des tubes entamés avec juste ce qu’il faut dedans pour la durée de la rando. Essayer de réduire la taille des emballages et supprimer tous les contenants inutiles : pas de trousse de toilette mais un sac ou un filet, pas de portefeuille volumineux mais un sac plastique à zip – à mettre sur la pochette supérieure du sac à dos, petit porte-monnaie, petit carnet avec adresses et n° de tél des hébergements réservés en précisant si ½ pension ou pas, etc… )

Peser ce qu’on va emmener pour choisir les objets en fonction de leur poids. Par ex, les espadrilles sont très lourdes (500 gr), préférer des tongs ou des sandales. Les jeans sont lourds aussi. Préférer les pantalons de rando plus légers, éventuellement avec un collant dessous pour la chaleur. Attention aux pantalons qui peuvent se transformer en short : les fermeture éclair peuvent devenir irritantes à force de frottements et faire mal...

Le citron est utile pour se rafraichir les pieds. Il suffit de se frotter la peau du citron sur la plante des pieds pour les rafraichir. On peut aussi les passer à l'intérieur des chaussures, pour les personnes qui transpirent beaucoup des pieds.

Quand on veut quitter un hébergement très tôt, avant les trainards, préparer son sac la veille, ses vêtements sur le dessus et si possible, préparer le petit déjeuner aussi. Payer sa nuitée la veille.

Ne pas prévoir de trop longues étapes, surtout au départ, pour ne pas s'épuiser et pouvoir continuer sur la durée. Boire suffisamment tout au long des étapes (pour éviter les tendinites notamment...)

Lors des pauses, retirer ses chaussures pour s'aérer et se délasser les pieds, éventuellement essayer les bains de pieds (se passer de l'eau sur les pieds pour les rafraîchir), prévoir une pause entre l'arrivée et le repas (prendre sa douche, s'allonger, bouquiner...) pour se reposer.

Eviter de trop emporter. On a souvent peur de manquer, peur d'avoir faim, peur d'avoir froid... et finalement, à force d'ajouter des affaires que l'on n'utilisera pas, juste "au cas où", on finit par alourdir considérablement son sac, au point parfois de se faire mal au dos ou aux pieds... Il est recommandé de ne pas dépasser un poids maximal correspondant à 20% du poids du corps (par exemple, pour une personne de 70kg, le poids du sac ne devrait pas excéder 14 kg).

 

Voilà quelques conseils et recommandations à garder en tête lorsqu'on prépare une rando, mais n'hésitez pas à nous faire part de toute autre remarque ou expérience, pour que cette liste (non exhaustive) puisse être complétée au fil du temps !

 

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1 avril 2011

Propriétés des ingrédients et utilisation en cuisine

En me baladant sur Internet, je suis tombée sur un article très intéressant, qui décrivait l'utilisation des ingrédients de base en pâtisserie : farine, sucre, oeufs, beurre... C'est vrai qu'on a souvent tendance à bidouiller un peu les recettes, et à force de tester, essayer, râter, modifier... on finit par se poser beaucoup de questions sur le rôle des ingrédients, sur l'importance des techniques et proportions de la recette, sur les conséquences à prévoir si on substitue/enlève un ingrédient ou si on ne respecte pas un procédé. Pourquoi certaines recettes demandent de faire fondre le beurre plutôt que de l'utiliser en pommade ? Est-ce que ça modifiera vraiment la texture de mon cake ? Pourquoi tant de sucre et est-ce que je ne pourrais pas réduire un peu ces proportions ? Je n'ai pas de citron, est-ce vraiment utile dans cette recette ? par quoi pourrais-je le remplacer ?... Par de simples transformations et réactions chimiques entre les différents ingrédients, le résultat sera vraiment différent et c'est pourquoi les ingrédients, proportions et techniques sont parfois à respecter pour réussir sa recette.

 

Quelle est l'importance de la farine, du sucre, des oeufs et du beurre en pâtisserie ?
 

 

FARINE (T45 à T65)

Le blé contient des protéines insolubles qui, lorsqu'elles entrent en contact avec de l'eau, forment une substance élastique et cohésive (le gluten) et confèrent à la farine ses propriétés visquo-élastiques. Le gluten est donc responsable de l'élasticité de la pâte, de sa souplesse, de sa tenue, de son extensibilité, de sa résistance. Il donne donc structure et stabilité à la pâte.
Plus la pâte contient d'eau et plus elle est travaillé/pétrie/malaxée, plus le réseau glutineux sera important et résistant. Le gluten permet aussi d'emprisonner les bulles d'air incorporées dans la préparation et confère une texture plus stable et solide, agissant donc sur la forme et la consistance du produit final.
Le rôle de la farine est donc différent en fonction du type de farine, de la quantité, du mélange plus ou moins prolongé... C'est la raison pour laquelle (mais cela dépend des pâtisseries) on ne peut pas  trop la diminuer ni la substituer complètement avec d'autres farines, sans gluten par exemple. On n'aura plus le liant et la même structure (les pâtes à tarte par exemple sont très friables, cassantes et on n'arrive pas à faire bien lever une brioche)
    -  Si on souhaite une pâte croustillante (comme une pâte sablée), on incorporera peu d'humidité et on travaillera peu la pâte, juste assez pour former une boule.
    -  Pareil pour les scones ou les muffins, la pâte devra être travaillée jusqu'à incorporer la farine, mais pas plus, sinon elle ne lèvera pas suffisamment.
    -  En revanche, pour un pain ou une brioche, on cherche une mie souple et élastique, donc la pâte devra être bien hydratée et pétrie longuement. Une pâte très hydratée sera plus souple, molle et collante, donc plus "difficile" à travailler, mais si on rajoute trop de farine supplémentaire pour se faciliter la tâche, le résultat sera plus dur et compact. Il suffit de pétrir la pâte plus longtemps pour que le réseau de gluten ait le temps de se former et de se renforcer, et que la pâte finisse ainsi par se décoller des parois du saladier et qu'elle ait plus de tenue.
    -  Si on travaille trop brutalement une pâte à pain, au point de déchirer la pâte, le réseau de gluten sera fragilisé et moins stable.
    -  Une béchamel réalisée avec une farine sans gluten (comme le sarrasin) sera coulante, moins ferme, presque visqueuse. Sa tenue sera totalement différente d'une béchamel à la farine de blé.

SUCRE

Les principaux sucres sont représentés par le glucose, le fructose et le saccharose (composé de glucose et de fructose). Leur composition moléculaire est différente, ce qui aura des effets légèrement différents sur les gâteaux. Mais quel que soit le sucre considéré et son origine, il possède de nombreuses propriétés utiles en cuisine, qui changeront en fonction des autres éléments associés, de la quantité de sucre, de la cuisson... :
- il donne un goût sucré (!!)
- à haute température, il fond, se transforme, caramélise et cristallise en refroidissant, ce qui confère une certaine structure à la préparation. Cette propriété permet ainsi de piéger l'air comme dans la meringue par exemple ou pour apporte du moelleux à un gâteau. Cette propriété permet également de donner du croustillant par exemple dans des biscuits ou une pâte sucrée
- il apporte de l'humidité : le sucre aime l'eau et l'attire. Quand on met du sucre dans un gâteau, cela lui permet aussi de rester moelleux
- il abaisse la température de congélation de l'eau : c'est pourquoi il est important dans les glaces et les sorbets pour éviter qu'ils ne deviennent des blocs de marbre
- il augmente la température de coagulation des oeufs : c'est pourquoi on arrive à cuire à plus haute température une crème pâtissière ou une crème anglaise... c'est grâce au sucre !
- il conserve : l'exemple type est celui des confitures. Mais cela vaut aussi pour les fruits confits (comme les oranges confites et les citrons confits par exemple). Dans ce dernier cas, il fait ressortir l'eau et la remplace.
C'est pourquoi comme je vous disais on ne peut trop le diminuer ni trop le remplacer par autre chose. L'exemple typique est celui des biscuits : si vous préparez des biscuits uniquement avec du miel il seront un peu mous (car comme indiqué dans cet article sur le miel il contient beaucoup de glucose et presque pas de saccarose et donc a tendance à retenir l'humidité (plus que le sucre)). Vous n'aurez pas de craquant ou de fondant.
Mais si par exemple vous souhaitez un cake moelleux comme ce gâteau au miel ou bien sûr le pain d'épices, il est idéal.
À côté du sucre nous avons aussi les sirops, dans le sens qu'ils sont composés d'un type de sucre (saccarose, fructose ou glucose) mais aussi de l'eau. Parmi eux il y a bien sûr le sirop d'érable, le sirop d'agave, le golden syrup dont je vous ai parlé et le miel. Mais pour éviter de faire trop long ici, je vous en reparlerai dans le détail.

OEUFS

Le blanc d'oeuf et le jaune d'oeuf ont plusieurs propriétés différentes, liées à leur composition et intéressantes à connaître en fonction de la recette à réaliser. Le blanc contient principalement de l'eau et très peu de protéines alors que le jaune contient des matières grasses et des protéines.
Ainsi, le blanc :
- il piège l'air car il peut en incorporer énormément en le fouettant. Il garde cet air en cuisson. C'est le cas de beaucoup de gâteaux, cakes ou génoise par exemple, qui sont moelleux grâce à cet air (et permet ainsi de ne pas avoir à utiliser de levure)
- donne de la structure, à l'aide du sucre comme par exemple dans les meringues
Le jaune :
- donne de la couleur et de la saveur
- est un liant (il suffit de penser à la crème anglaise ou à la crème pâtissière ou à la crème brûlée)
- piège aussi l'air (beaucoup moins que le blanc) il suffit de penser au sabayon
Incorporé entier, l'oeuf joue tous ces rôles en moyenne.
Il est absolument indispensable dans certains gâteaux comme ce gâteau aux amandes et au citron (qui se rapproche d'une génoise) ou des crèmes (comme ces pots de crèmes aux épices)


BEURRE

Le beurre classique contient environ 80% de matière grasse et le reste d'eau.
Il a souvent un rôle fondamental, outre celui de faire voyager les saveurs (comme dans le curd au citron par exemple), selon les desserts :
- il donne du goût notamment quand il est cuit : pensez à un gâteau très beurré ou un croissant, c'est unique
- de par sa structure et son côté dense, il bloque la formation du gluten. C'est la raison pour laquelle il est essentiel dans certaines pâtes comme le sablé breton ou la pâte sablée par exemple et qu'il faut l'incorporer à la fin dans le brioches.
Ce qui se passe plus précisément c'est que le beurre va enrober la farine (ses proteines et son amidon) empêchant ensuite en grande partie à l'eau de pénétrer la farine et donc de pouvoir former le gluten. C'est la raison d'ailleurs pourquoi souvent quand on prépare une pâte brisée à la main, on vous dit de bien mélanger le beurre et la farine afin qu'ils deviennent sablés
- il permet de séparer les parties de pâte comme dans la pâte feuilletée, mais isole aussi de l'humidité (si vous enrobez des biscuits ou une pâte à tarte de beurre fondu avant d'ajouter une crème dessus par exemple, ils garderont leur croustillant)
- donne de la finesse aux pâtes et aux biscuits (car il contient de l'eau qui s'évapore en cuisson et va former des mini bulles d'air et donc donner du croustillant à la pâte)
- il donne une texture, notamment dans les gâteaux, un peu plus 'dense' dû aussi au fait que le beurre se raffermi en refroidissant. Si vous souhaitez plus de moelleux mais vous n'aurez pas le craquant, vous pouvez utiliser de l'huile d'olive comme dans le gâteau au yaourt et au chocolat ou ce cake au citron et à l'huile d'olive. En effet cette dernière, ainsi que vous avez pu remarquer, ne devient pas solide en refroidissant :-)
C'est pourquoi là aussi les substitution ou la diminution donneront un résultat différent ou raté
En tous cas, pour ceux qui ne peuvent manger du beurre, vous pouvez le remplacer par du saindoux dont je vous ai parlé, notamment dans les tartes et les biscuits (et même les pâtes un peu feuilletées). Il donne des résultats très semblables surtout niveau friabilité et il est d'ailleurs utilisé depuis très longtemps en Italie (même si ça se perd car beaucoup moins repérable)
10 novembre 2024

Tarte tatin de Christophe Michalak

 

Photo tirée d'internet

Ingrédients (pour une tarte de 22 cm de diamètre) :

 

Pour le caramel :    

    -  100 g de sucre

 

Pour le pochage des pommes :

    -  8 pommes (Golden de préférence, les plus grosses possible)

    -  150 g de sucre

    -  150 g de beurre

    -  150 g d'eau

    -  2 gousses de vanille

    -  1 pâte feuilletée

    -  gelée de pomme ou confiture d'abricot, pour le glaçage

 

Pour le caramel :

 

Réaliser un caramel à sec avec les 100g de sucre, en 3 ou 4 fois : mettre une partie du sucre dans la casserole à feu moyen, quand le sucre est liquéfié quasiment entièrement, en rajouter une autre partie etc. Ne pas remuer trop fort afin que le sucre ne prenne pas en masse. S'il faut répartir le caramel liquide et le sucre non liquéfié, sortir la casserole du feu quelques instants, et la pencher en faisant tourner le caramel liquide.

Quand le caramel est ambré, le verser dans un moule de 20/22 cm, en essayant de le répartir au mieux sur toute la surface du moule. Réserver, afin que le caramel durcisse.

 

Pour le pochage des pommes :

 

Peler les pommes, les couper en 4 quartiers, les épépiner.

Dans une grande casserole, mettre les 500 g de beurre coupé en morceaux, 500 g de sucre, 500 g d'eau et les 2 gousses de vanille fendues et grattées. Faire chauffer.

Quand le beurre est fondu et que le sucre est dissout, remuer et pocher les quartiers de pomme, en plusieurs fois, une dizaine de minutes pour chaque série. Retourner les quartiers 2 ou 3 fois pendant le pochage. Les pommes doivent être légèrement translucides et un couteau doit les traverser sans résistance.

Quand une série est prête, faire refroidir les quartiers de pommes, et lancer une autre série. Pour 8 grosses pommes Golden, 3 séries ont été nécessaires dans une grande casserole classique.

 

Garnir le moule en rosace avec les quartiers de pommes, en les plaçant sur la tranche et en les tassant bien entre eux. Les pommes étant pochées, elles sont molles et se tassent très facilement. Commencer par le tour puis garnir le centre en tassant également.

Lorsque le moule est complètement garni, appuyer légèrement sur tous les quartiers de pommes avec le plat de la main. Laisser reposer les pommes une nuit complète, filmée au contact. Les arômes vont infuser, les pommes vont se tasser naturellement sur elles même et raffermir.

 

Le jour de la cuisson, étaler la pâte feuilletée, et découper un cercle 2 cm plus large que l'intérieur du moule. Poser la pâte sur les pommes puis appuyer sur la pâte afin de la mettre en contact avec les pommes, et marquer l'angle avec le bord du moule. Piquer la pâte .

Cuire dans un four préchauffé à 180° pour 30/40 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée et croustillante. Laisser complètement refroidir avant de démouler.

Glacer la tarte avec la gelée de pomme légèrement réchauffée au four micro-ondes afin de la détendre.

 

 

Avis : une recette de chef qui vaut vraiment le coup ! A la base, le pochage était prévu avec 500g de beurre et 500g de sucre : j'ai diminué ! Les pommes lors de leur cuisson vont absorber le sucre et le beurre

Prévoir plus de pommes pour pouvoir vraiment les tasser dans le moule. Moi, je me suis retrouvée avec des trous dans ma tarte, c'était très bon mais pas très présentable ;)

 

10 novembre 2024

Crème aux oeufs au caramel

 

Photo tirée d'internet

Ingrédients (pour 6/ 8 personnes selon la taille du ramequin utilisé)

 

Pour la crème :

    -  1 litre de lait

    -  6 œufs

    -  200 g de sucre en poudre

    -  1 gousse de vanille

Pour le caramel :

    -  150 g de sucre en poudre 

 

Préparer le caramel en versant le sucre dans une casserole à fond épais, faire chauffer jusqu'à obtenir une jolie coloration ambrée, pas trop foncée pour que le caramel ne soit pas amer. Remuer le moins possible la casserole et laisser le sucre fondre. Répartir directement dans le fond des ramequins. Laisser refroidir.

Faire chauffer le lait avec la gousse de vanille vendue en 2 dans la longueur jusqu'à l'ébullition. Casser les œufs dans un saladier, ajouter le sucre et fouetter 3/4 minutes. Ajouter progressivement le lait bouillant sans cesser de remuer. Répartir la préparation dans les ramequins.

Déposer les moules dans un plat creux ou lèche-frite, remplir d'eau bouillante à mi-hauteur. Faire cuire 30/35 minutes à 180°. Vérifier la cuisson avec la pointe d'un couteau, les crèmes à la sortie du four gardent un aspect un peu tremblotant qui va se solidifier un peu en refroidissant .

L'idéal est de laisser une nuit au frais avant de déguster, soit directement dans le ramequin, soit en les retournant dans une assiette creuse après avoir passé la lame d'un couteau le long des parois du ramequin.

 

Avis : une super recette ! Le caramel va solidifier très rapidement, ce n'est pas grave s'il ne couvre pas entièrement le fond du ramequin, il va se répartir tout seul sous la crème. J'en ai préparé un peu moins (100g de sucre, c'est déjà pas mal).

Le plus important, je crois, c'est la cuisson. Une température du four trop élevée et la crème aux œufs sera pleine de petites bulles, ce qui n'est pas très agréable à la dégustation. A l'inverse, avec une température plus douce, la crème est plus crémeuse.

 

2 mai 2025

Flan pâtissier au chocolat

 

Recette et photo trouvées ici

 

Ingrédients (pour 8-10 personnes / moule de 22 cm de diamètre) :
Pour la pâte :
    -  250 g de farine
    -  25 g de poudre d'amande
    -  130 g de beurre à température ambiante
    -  90 g de sucre glace/poudre
    -  1 œuf
Pour le flan :
    -  600 ml de lait entier
    -  400 ml de crème liquide
    -  4 œufs
    -  180 g de sucre
    -  80 g de Maïzena
    -  200 g de chocolat noir

 

Mélanger la farine, la poudre d'amande, les sucres et le beurre coupé en dés du bout des doigts jusqu'à obtenir une texture sableuse. Incorporer l’œuf et former une boule de pâte lisse et homogène. Réserver 30 min à température ambiante (voire au frais).

Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte sur 3 mm d'épaisseur. Foncer un moule à bords hauts. Réserver au frais.

Porter le lait à ébullition avec la moitié du sucre. 

Fouetter les œufs avec le reste du sucre puis incorporer la Maïzena. Ajouter la crème liquide et bien mélanger. Incorporer petit à petit le lait chaud sans cesser de mélanger.

Remettre la préparation dans la casserole et faire chauffer sur feu moyen en remuant constamment, jusqu'à ce que la crème épaississe. Retirer du feu.

Ajouter le chocolat, mélanger jusqu'à ce que le chocolat ait complètement fondu et soit incorporé de manière homogène. Filmer au contact et laisser refroidir environ 1 heure.

Verser la crème refroidie dans le fond de tarte et lisser la surface. Enfourner 45-50 min à 180°. Le flan doit rester tremblotant, il va figer en refroidissant. A la sortie du four, laisser refroidir sans démouler puis réserver au frais, au moins une nuit. Démouler le lendemain.

 

Avis : très bon, très fondant. J'ai utilisé des chocolats qui me restaient de Pâques et Noël, un mélange de chocolat noir, chocolat au lait, fourrés praliné, ganache... c'était très bon ;)

A la sortie du four, j'ai eu un peu peur de la consistance très liquide. C'est mieux le lendemain après une nuit au frais mais le flan reste tout de même très souple, bien loin du flan pâtissier acheté en boulangerie. Je pense qu'on peut facilement augmenter les quantités de Maïzena à 100 g, voire même un peu plus...

J'ai utilisé un cercle à pâtisserie de 20 cm de diamètre mais il me restait à la fois de la pâte à tarte et du flan. Alors on peut plutôt choisir un moule de 22 cm sans problème.

 

7 avril 2020

Sauce au fromage

Recette d'Agnès

 

 

Ingrédients

1 cs huile
1 oignon
1 verre d'eau
restes de fromage moelleux ( crémeux de Bourgogne, camembert... voire même reblochon )
25 cl crème fraiche
poivre

 

Faire revenir l'oignon finement émincé. Faire dorer sans colorer jusqu'à ce qu'il soit translucide. Ajouter le verre d'eau. Poivrer. Ne pas saler.
Quand l'oignon est cuit, ajouter la crème liquide. Lorsqu'elle est chaude, ajouter le fromage en morceaux. Remuer pour le diluer puis mixer.
Verser au fond d'une assiette chaude et déposer un filet de poisson grillé dessus. Servir avec du riz, des pommes vapeur, des tagliatelles ....
Cette sauce peut aussi être servie avec des grillades de porc.

 

Mon avis: nous avons aimé. C'est original mais plus fin que ce que l'on pensait.

J'ai servi avec un riz à l'orange. Prélever le zeste puis le jus. Faire revenir le riz dans un peu d'huile, ajouter le zeste, le jus et l'eau. Laisser cuire jusqu'à absorption totale de l'eau. )

 

1 avril 2011

Panna cotta

 

Ingrédients (pour environ 6 personnes) :

    -  500 ml de crème liquide entière

    -  100 ml de lait

    -  50 g de sucre

    -  3 feuilles de gélatine

    -  50 g de crème fraîche épaisse

    -  1 gousse de vanille

 

Plonger les feuilles de gélatine dans un récipient d'eau froide, pendant 4-5 min, pour les ramollir.

Porter la crème et le lait à ébullition avec le sucre et la gousse de vanille coupée en deux et raclée pour récupérer les graines. Hors du feu, incorporer les feuilles de gélatine égouttées et remuer pour bien la dissoudre. Ajouter la crème épaisse et bien mélanger.

Laisser tiédir légèrement avant de répartir dans les verrines ou ramequins, filmer et réserver au frais pendant plusieurs heures, voire une nuit.

Servir frais.

 

Avis : il existe d'innombrables recettes de panna cotta, certaines avec du yaourt, avec plus ou moins de gélatine selon si on souhaite démouler les panna cotta ou les servir en verrines, avec du lait de coco ou du lait d'amande, avec des épices ou du cacao... Avec cette recette de base, que l'on peut donc adapter selon ses envies, la panna cotta n'est pas trop figée mais reste à l'inverse fondante et très onctueuse. C'est devenu ma recette de base, celle que je préfère pour réaliser mes desserts à base de panna cotta. Cependant, comme la crème n'est pas trop figée, cette recette conviendra donc pour un dessert servi en verrine mais ne pourra pas être utilisée si vous souhaitez démouler et servir les panna cotta à l'assiette. Dans ce cas, il faudra rajouter de la gélatine.

 

1 avril 2011

Pâte brisée

 

La pâte brisée fait partie des pâtes à tarte utilisées pour réaliser tartes et quiches, salées ou sucrées. Elle se caractérise par sa texture lisse, croquante et friable, servant ainsi de base pour de nombreuses recettes. Facile et rapide à réaliser, elle s'obtient à partir d'ingrédients simples (farine, beurre et eau), mais de nombreuses variantes sont évidemment possibles : le beurre peut être remplacé par de l'huile d'olive (par exemple pour cette tarte à la crème de courgettes rôties), la pâte brisée se réalise traditionnellement sans oeuf mais un jaune d'oeuf ou un oeuf entier peut être ajouté pour obtenir une texture plus homogène et croustillante, remplacer totalement ou en partie la farine blanche par d'autres types de farine permet d'apporter à la pâte une saveur et une texture différente (par exemple avec de la farine de châtaigne comme dans cette quiche à la châtaigne, potiron et champignons, ou avec de la farine de sarrasin dans ces tartelettes au sarrasin, chèvre, miel et noix), la pâte peut être enrichie en graines, épices ou noix selon la recette prévue... Bref, si la recette de base est simple et passe-partout, elle peut facilement s'adapter à toutes vos envies. Par contre je trouve tout de même que la pâte brisée contenant un oeuf ou un jaune est plus cohésive et plus croquante que celle réalisée sans oeuf, et la pâte à l'huile d'olive est beaucoup plus dure et beaucoup moins friable que celle au beurre.

Et même si la recette est simple, quelques astuces sont cependant à connaitre pour la réussir et obtenir la texture caractéristique de la pâte.

    -  utiliser un beurre froid ou légèrement mou, mais pas fondu.

    -  travailler rapidement la pâte du bout des doigts, juste le temps nécessaire pour former une boule de pâte homogène. Trop travailler la pâte la rendrait dure et cassante. On peut également utiliser un robot mixeur, dont la lame va mélanger et homogénéiser les ingrédients sans trop les lier entre eux.

    -  rassembler la pâte en boule et la laisser reposer au frais pendant au moins 2 heures (voire une nuit) avant de l'utiliser, couverte d'un film étirable.

    -  laisser également reposer la pâte au frais après avoir foncé le moule à tarte, ce qui empêchera la pâte de se rétracter lors de la cuisson.

    -  congeler éventuellement la pâte (jusqu'à un mois) pour une utilisation ultérieure, puis la décongeler doucement au frigo avant de l'étaler.

 

Ingrédients pour une pâte brisée sans oeuf :

    -  250 g de farine

    -  1 cc de sel

    -  125 g de beurre froid

    -  30 à 50 ml d'eau froide

 

Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter le beurre froid coupé en petits dés puis sabler la pâte du bout des doigts jusqu'à obtenir une texture finement sableuse. Creuser un puits au centre et y verser l'eau (commencer par 30 ml). Continuer à mélanger jusqu'à former une boule de pâte lisse, souple et homogène. Rajouter un peu d'eau si besoin.

Lorsqu’une boule commence à se former, la verser sur le plan de travail et l'aplatir tout en l'étirant avec la paume de la main 5-6 fois sur le plan de travail, pour "fraiser" la pâte.

Rassembler la pâte en boule, la couvrir d'un film étirable et laisser reposer 2 heures au frais avant de l'utiliser.

Laisser la pâte revenir à température ambiante et se détendre quelques instants. Etaler la pâte sur un plan de travail légèrement fariné, sur 4-5 mm d'épaisseur, puis foncer un moule à tarte ou un moule à manqué. Réserver au frais 1 heure avant de garnir et de faire cuire.

 

Ingrédients pour une pâte brisée avec un oeuf :

    -  250 g de farine

    -  1 cc de sel

    -  125 g de beurre froid

    -  1 oeuf

    -  30 ml d'eau froide

 

Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter le beurre froid coupé en petits dés puis sabler la pâte du bout des doigts jusqu'à obtenir une texture finement sableuse. Creuser un puits au centre et y verser l'eau et l'oeuf battu. Continuer à mélanger jusqu'à former une boule de pâte lisse, souple et homogène. Rajouter un peu d'eau si besoin.

Couvrir d'un film étirable et laisser reposer 2 heures au frais.

Laisser la pâte revenir à température ambiante quelques instants et se détendre.

Etaler la pâte sur un plan de travail légèrement fariné, sur 4-5 mm d'épaisseur, puis foncer un moule à tarte ou un moule à manqué. Réserver au frais 1 heure avant de garnir et de faire cuire.

 

Ingrédients pour une pâte brisée à l'huile d'olive :

    -  250 g de farine

    -  1 cc de sel

    -  50 ml d'huile d'olive

    -  100 ml d'eau froide

 

Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter l'huile et l'eau puis mélanger jusqu'à former une boule de pâte lisse et homogène. Ajouter un peu d'eau si besoin.

Couvrir d'un film étirable et laisser reposer 2 heures au frais.

Etaler la pâte sur un plan de travail fariné, sur 4-5 mm d'épaisseur, et foncer un moule à tarte ou à manqué. Réserver.

 

Pour la cuisson à blanc :

Etaler la pâte sur un plan de travail légèrement fariné, sur 4-5 mm d'épaisseur, puis foncer un moule à tarte ou un moule à manqué. Piquer le fond de tarte avec une fourchette pour éviter que la pâte ne gonfle par endroit. Réserver au frais 1 heure, ce qui empêchera la pâte de se rétracter.

Recouvrir la pâte de billes de cuisson ou de légumes secs.

Faire cuire 10 minutes à 180° puis retirer les billes de cuisson ou les légumes secs et poursuivre la cuisson encore 10 min supplémentaires.

 

23 juillet 2015

Salade de carottes, raisins secs et amandes

 

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Une petite salade que j'aime bien : des carottes râpées, quelques raisins secs, des amandes effilées ou des cacahuètes non salées concassées, des herbes (ciboulette ou persil) et une vinaigrette à la sauce soja et/ou au tahin. Tout simple mais sympa.

 

1 avril 2011

Pâte à choux et éclairs

La pâte à choux fait partie des grands classiques de la cuisine et permet de réaliser de nombreuses recettes : gougères, éclairs, religieuses, profiteroles, chouquettes, Paris-Brest, Saint-Honoré... que l'on peut décliner à l'infini selon ses envies. On trouve de nombreuses recettes, de nombreuses règles de base et conseils à respecter pour réussir sa pâte à choux, et au final, ce n'est pas si compliqué à réaliser.

Mais honnêtement, parfois on loupe sa fournée sans trop savoir pourquoi, alors je vous donne ma recette de base, les conseils que j'ai glanés à doite et à gauche avec mes remarques, sachant que j'ai encore beaucoup à apprendre moi aussi !

 

- Les ingrédients sont souvent les mêmes : farine, oeufs, lait/eau, beurre, sel, dans des proportions variables. Un peu de sucre pour un dessert mais ce n'est pas obligatoire si on fourre les choux avec une garniture sucrée. Le lait confère à la pâte plus d'onctuosité, plus de moelleux que l'eau. On peut ajouter du fromage dans la pâte (parmesan, bleu, comté...), des épices, des herbes... Il existe aussi des recettes où le beurre est remplacé par de l'huile d'olive mais je n'ai jamais essayé.

- Bien mettre le sel dans la pâte sinon la pâte ne lève pas (> ça, je ne sais pas trop, j'ai toujours mis une pincée de sel dans ma pâte).

- Les oeufs doivent être à température ambiance, pour éviter le choc thermique des oeufs froids ajoutés dans une pâte chaude (> avec des oeufs froids, ça marche aussi).

- Il est conseillé de tout peser au gramme près pour être vraiment précis et avoir ainsi une base de référence, d'utiliser de la farine T55 pour une consistance optimale... (> je n'en suis pas là ! Et de toute évidence, la pâte à choux autorise aussi une certaine part d'approximation !)

- Le beurre doit être coupé en petits dés dans la casserole, ainsi il fondra plus vite avant que l'eau ne s'évapore (> je suis d'accord : quand on fait fondre de gros morceaux de beurre dans le lait sur feu vif, le lait se met à bouillir avant que le beurre ne soit fondu et le liquide s'évapore, ce qui modifie finalement les proportions de la recette. Donc, bien couper le beurre en petits morceaux, le faire fondre dans le lait sur feu doux et remuer régulièrement)

- Il faut bien dessécher la pâte dans la casserole, elle doit se détacher des parois (> très important)

- Ne pas ajouter les oeufs dans la casserole chaude, mais transvaser la pâte dans un récipient froid avant d'incorporer les oeufs (> moi, je ne l'ai jamais fait...)

- Battre les oeufs en omelette avant de les incorporer, afin de bien ajuster les quantités d'oeufs à ajouter selon la consistance de la pâte (> je ne le fais pas toujours, je n'ai pas trop d'expérience sur les subtilités de consistance à obtenir, alors je me dis qu'en utilisant des oeufs de taille standart, ça ira très bien...!)

- Remuer énergiquement après l'incorporation de chaque oeuf : la pâte se trie et forme de gros morceaux, c'est normal, en remuant vivement et en écrasant les morceaux, la pâte finit par se ré-homogénéiser correctement. Mélanger énergiquement permet aussi d'incorporer de l'air pour faciliter le gonflement

- La pâte obtenue est assez souple puisqu'elle contient des liquides, des oeufs et du beurre. C'est l'humidité et les matières grases présentes qui vont, en s'évaporant à la cuisson, faire gonfler la pâte à choux et les rendre légers et aériens.

- Utiliser une poche à douille pour dresser les choux est facultatif mais plus pratique et plus rapide, les quantités que l'on poche sont plus faciles à maîtriser, les choux seront donc de taille identique, la forme sera plus régulière donc la cuisson aussi. Sinon, il est possible d'utiliser une cuillère légèrement mouillée en faisant bien attention à prélever toujours la même quantité de pâte et à avoir des épaisseurs uniformes.

- Le fait de coucher les éclairs avec une douille cannelée permet aussi aux éclairs de lever harmonieusement (> jamais essayé mais je pense que c'est tout à fait justifié)

- Avant d'enfourner, il est parfois conseillé de badigeonner la surface de jaunes d'oeuf battu (1 ou 2) à l'aide d'un pinceau, ce qui permet d'une part de bien lisser la surface et ainsi de garantir une cuisson homogène sans trop d'irrégularités et d'autre part, de protéger la pâte en cuisson et la rendre plus savoureuse (> moi je ne le fais jamais, et en plus certaines recettes le déconseillent, en disant que ça empêche les choux de gonfler...).

- Les consignes de cuisson sont importantes à respecter (> oui mais elles sont toutes différentes selon les recettes... Et puis il faudra aussi s'adapter à son four). En tous cas, en jamais ouvrir la porte du four en début de cuisson ! Selon les recettes, il sera peut-être indiqué d'entre-ouvrir le four à mi-cuisson ou en fin de cuisson, en maintenant la porte avec le manche d'une cuillère, afin de faire échapper un peu de vapeur et de sècher le choux pour ne pas qu'il retombe. Mais la porte est ouverte trop tôt, les choux perdront leur volume et ne cuiront pas bien par la suite... (> j'ai abandonné cette technique, j'ai eu moins de râtés sans ouvrir la porte).

Certains chefs pâtissiers préconisent de chauffer le four d'abord très fort entre 250° puis de baisser la température (autour de 160°-180°C) et enfourner directement de manière à profiter encore de la forte chaleur.

- Le temps de cuisson dépend comme toujours de la dimension des choux/éclairs, entre 25 min pour les petits pièces, jusqu'à 35-40 min pour les grandes. Le mieux est de vérifier la coloration qui doit être dorée mais plutôt claire, même sur les zones craquelées. Mais éviter d'ouvrir la porte pour vérifier la coloration !

- Une fois préparée, la pâte à choux n'attend pas et doit être cuite de suite.Mais elle peut aussi être dressée et congelée crue sur une plaque recouverte de papier cuisson. Il suffira ensuite de la cuire directement au four, en la badigeonnant au préalable de jaune d'oeuf.

 

Ingrédients :

    -  150 ml d'eau

    -  100 ml d’eau

    -  80 g de beurre

    -  150 g de farine

    -  4 (ou 5) oeufs

    -  5 g de sucre

    -  3 g de sel

 

Préchauffer le four à 220° chaleur tournante (ou un peu moins en chaleur statique).

Battre les oeufs dans un bol.

Dans une casserole, mélanger l'eau et le lait avec le sel, le sucre et le beurre préalablement coupé en petits dés. Porter à frémissement sur feu doux jusqu'à ce que la matière grasse soit complètement fondue.

Verser d'un seul coup la farine dans la casserole, mélanger énergiquement et poursuivre la cuisson sur feu doux pendant 1 à 2 min, tout en remuant sans arrêt avec une cuillère de manière à dessécher la pâte. Celle-ci va s'amalgamer en formant une préparation d'abord granuleuse puis homogène et lisse, qui doit se détacher des parois de la casserole et s'attacher à la cuillère.

Retirer du feu et transférer la pâte dans un saladier froid. Laisser à peine tiédir (une ou deux minutes, le temps que la vapeur continue de s'évaporer) puis incorporer l'équivalent d'un oeuf à la fois, l'un après l'autre, en prenant soin de n'ajouter le suivant que quand le précédant a bien été incorporé à la pâte. Après avoir intégré les 3 premiers oeufs, ajouter même un demi oeuf à la fois, pour bien évaluer la consistance de la pâte et ajuster les quantités en fonction. La pâte obtenue est très souple, lisse, voir presque fluide. Pour vérifier si la texture est correcte, en passant la spatule au centre de la pâte, le creux doit se refermer doucement. En tous cas, dans le doute, mieux vaut une pâte légèrement plus liquide que trop dure ou dense (il sera plus difficile de la pocher et de la faire bien cuire).

Une fois que la pâte est prête, la transvaser dans une poche à douille munie une douille lisse ou cannelée (10 ou 12 mm). Coucher les éclairs ou les choux sur une plaque de cuisson garnie de papier sulfurisé, en veillant à bien les espacer (ils vont gonfler à la cuisson). Plus on appuie sur la poche à douille, plus l'éclair ou le chou sera large.

Enfourner pour 5 min à 220°, en plaçant la plaque au milieu du four (voire légèrement en dessous) puis baisser le thermostat à 180° et prolonger la cuisson de 15 à 30 min suivant la taille des choux. Vérifier la coloration, qui doit être dorée mais plutôt claire. Sortir les choux  et laisser refroidir sur une grille.

Une fois cuite, la pâte à choux se conserve peu (quelques heures) car elle a tendance à sécher. Cependant, il est parfois conseillé de les laisser sécher toute la nuit à température ambiante, pour qu'ils durcissent : ils seront plus faciles à garnir le lendemain. Ils retrouveront leur moelleux une fois garnis. Mais une fois garnis, ils ramollissent donc il ne faudra les conserver que quelques heures au frais.

 

Le craquelin est un mélange de beurre, de farine et de sucre (cassonade pour plus de croustillant). Placé sur les choux, il donne un aspect « crumble » et permet aux choux de gonfler de manière plus régulière. Les choux sont bien ronds, sans irrégularités, avec une petite couche croquante et sucrée.

Ingrédients :

    -  25 g de farine

    -  25 g de sucre

    -  20 g de beurre bien mou

Mélanger le beurre mou avec le sucre, ajouter la farine. Mélanger pour obtenir une boule homogène. Etaler la pâte obtenue entre deux feuilles de papier cuisson, sur environ 1-2 mm d’épaisseur, et réserver au réfrigérateur (ou congélateur pour aller plus vite).

Dresser les choux sur une plaque de cuisson garnie de papier sulfurisé en les espaçant bien, à l'aide d'une poche à douille ou d'une cuillère à soupe.

Une fois les choux dressés, sortir le craquelin du réfrigérateur et y découper des cercles, de diamètre légèrement supérieur à celui des choux, à l’emporte pièce. Placer des disques de craquelin d'un diamètre légèrement supérieur à celui de la pâte à chou dressée donne de meilleurs résultats que de placer des disques de craquelins plus petits. Déposer un disque sur chaque chou avant d'enfourner.

 

16 juillet 2013

Riz à l'avocat et tomates séchées

Recette d'Alexandra

 

Ingrédients :

    -  60g de  riz

    -  1/2 avocat

    -  3 tomates séchées

    -  3 cas de poudre d'amandes

 

Faire revenir le riz dans de l'huile jusqu'à ce qu'il soit translucide.

Rajouter de l'eau salée jusqu'à couvrir tout le riz, à feu doux, laisser évaporer toute l'eau. Remettre de l'eau de cette façon  jusqu'à ce que le riz soit cuit.

Rajouter l'avocat coupé en morceaux, de même que les bouts de tomates séchées, et la poudre d'amandes.

Bien remuer et manger chaud !

 

30 novembre 2018

Thème 80 : les mille-feuilles

Recette d'Agnès : mini millefeuille d'arlettes, mirabelles caramélisées au thym, crème vanille

 

 

 

1 pâte feuilletée rectangulaire
1 bocal de mirabelles au sirop
1 pincée de thym
1 bol de crème pâtissière
3 cs sucre glace

 

Étaler la pâte feuilletée en fine épaisseur. La rouler bien serrée et la mettre au réfrigérateur 1/2  heure.
Pendant ce temps préparer une crème pâtissière en y incorporant une ou deux feuilles de gélatine pour qu'elle soit bien ferme. Laisser refroidir en filmant au contact de la crème.
Égoutter les fruits au sirop. Conserver un peu de jus et le faire réduire avec une bonne pincée de thym. Cesser la cuisson lorsque le jus a épaissi et qu'il est un peu coloré. Réserver.
Reprendre la pâte feuilletée et sur le plan de travail recouvert de sucre glace, la couper en tranches de 0,5 cm. Étaler chaque tranche finement. Pour qu'elle soit bien ronde, tailler les bords avec un emporte-pièce. Déposer sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier cuisson. Recouvrir d'une autre feuille et mettre à four chaud 200°, 10 minutes en surveillant attentivement la cuisson. Les arlettes doivent être bien dorées. Faire refroidir sur une grille.
Dresser juste avant de servir. 4 arlettes, une cuillère à café de crème par couche et une mirabelle.
Verser un peu de caramel au thym, servir aussitôt.

 

Mon avis : Miam ! Inutile de servir avec des couverts : autant manger avec ses doigts, couper les mini-millefeuilles en deux serait un désastre !
C'est un peu long à préparer mais tout peut être fait la veille à condition de bien protéger les arlettes de l'humidité. Il est possible de faire les disques de pâte plus grands pour en faire un dessert de taille normale.
Un joli dessert de fête .... si on ne craint pas les tours de Pise sur le point de s'écrouler  !

 

1 avril 2011

Muffins

 

Ingrédients (pour 6 muffins) :

    -  180 g de farine

    -  1/2 sachet de levure

    -  50 g de sucre

    -  50 g de beurre

    -  1 oeuf

    -  100 ml de lait + 1 filet de jus de citron ou de vinaigre

    -  1 pincée de sel

    -  garniture au choix : pépites de chocolat, zestes d'orange, cramberries, fruits confits, myrtilles ou framboises...

 

Dans un grand saladier, mélanger la farine, le sucre, le levure et le sel. Ajouter le beurre coupé en dés et mélanger du bout des doigts pour l'incorporer à la farine et obtenir une texture grossièrement sableuse. Ajouter le lait, le jus de citron ou de vinaigre et l'oeuf, mélanger rapidement à la cuillère. La farine doit être juste incorporée mais la pâte ne doit pas être lisse et homogène. Ajouter la garniture, l'incorporer sans insister.

Répartir la préparation dans des moules à muffins, aux 3/4 de leur hauteur.

Faire cuire 30 min à 180°, jusqu'à ce que les muffins soient bien gonflés et bien dorés. Démouler et laisser tiédir sur une grille.

 

Avis : ma recette de base pour les muffins !

Pour obtenir la texture caractéristique du muffin, il vaut mieux utiliser un beurre froid ou très légèrement mou (pour l'incorporer grossièrement à la farine, sous forme de petites parcelles) et travailler la pâte le moins possible. A l'inverse, utiliser du beurre fondu, ou de l'huile, et battre longuement la pâte pour homogénéiser tous les ingrédients entre eux, donnerait une texture finale plus homogène, lisse et dense. Le jus de citron ou vinaigre permet, au contact du bicarbonate, de mieux faire lever la pâte.

 

19 août 2013

Tarte bressanne au fromage

Recette d'Agnès

 

Ingrédients (pour une tarte) :

1 pâte brisée

4 œufs

4 c à s de fromage frais de vache

1 c à s de fromage frais de chèvre

1 c à s de crème épaisse

sel. Muscade.

 

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée.

Mélanger tous les ingrédients en battant bien.

Assaisonner et mettre au four ½ h th 5.

Servir avec une salade verte.

 

1 avril 2011

Utilisation d'un siphon

Utiliser un siphon, ça me paraissait un peu angoissant... Mais finalement, avec deux ou trois astuces, ce n'est pas si compliqué et on peut vraiment laisser libre cours à son imagination !

Le principe est d’incorporer du gaz dans une préparation afin d'y mélanger des bulles d'air et d’obtenir une mousse ou un espuma. Pour emprisonner ces bulles d’air, il est nécessaire que la préparation contienne une matière grasse. Au moment de l'émulsion, les particules de graisse vont se réassembler autour des bulles d'air et les "emprisonner", ce qui donnera à la préparation l'effet aérien recherché. Si la préparation est composée d'un liquide sans matière grasse, comme un jus de fruits, il sera nécessaire d'y ajouter de la gélatine ou de l'agar-agar. Ainsi, l’espuma (ou émulsion) est une préparation liquide réalisée à base de jus ou de purée de fruits/légumes dans laquelle est incorporé de la gélatine. La mousse et la chantilly sont, quant à elle, réalisées à base de crème liquide avec ou sans ajout de gélatine. La chantilly est composée uniquement de crème et de sucre.

Préalablement, concernant l'achat d'un siphon, il faut prendre en compte à la fois la marque (essentiellement Mastrad et ISI pour les plus connus), le type (certains siphons sont destinés uniquement aux mousses froides et à la chantilly (principalement en plastique), d’autres pourront aller en plus au bain-marie pour réaliser des espuma chauds (principalement en inox)) et la contenance (0,25 L pour 2 à 4 personnes; 0,50 L, idéal pour 6-8 personnes; et 1 L, réservé pour 10 à 12 personnes).

 

Pour l'utiliser :

Réaliser la préparation souhaitée, en y incorporant toujours un corps gras (par exemple, la crème liquide doit impérativement être à 30% de matière grasse) ou de la gélatine.

La filtrer impérativement, avec une fine passoire, le siphon pouvant se boucher très facilement s'il reste de petits grumeaux.

Verser la préparation dans le siphon, avec un entonnoir ou un bol à bec verseur. Revisser la tête et vérifier qu'elle est bien serrée (sinon le gaz s'échappera). Le siphon doit être rempli au maximum aux 3/4 de sa hauteur, sinon, au moment d’incorporer le gaz, celui-ci s’échappera dans l’air s’il n’y a plus de place suffisante dans le siphon. A l'inverse, il est possible de n'utiliser le siphon en ne le remplissant qu'à moitié, mais sans changer le nombre de cartcouches de gaz recommandées pour la taille du siphon.

Déposer une cartouche de gaz dans le porte-cartouche prévu à cet effet (bout rond vers le fond), renverser le siphon tête en bas et visser à fond. Le gaz arrive dans le siphon avec un léger sifflement et le corps se refroidit un peu. Selon la consistance souhaitée et la taille du siphon, utiliser une ou deux cartouches. Dès que la première cartouche est incorporée, dévisser le porte cartouche, retirer la cartouche vide et la remplacer par une nouvelle avant de répéter la même opération, toujours tête en bas. Pour un siphon de 0.50 L, une seule cartouche est nécessaire. Pour un siphon de 1 L, deux cartouches sont systématiques. Cependant,il se peut que le nombre de cartouches varie selon la recette.

Secouer énergiquement, une dizaine de fois, toujours tête en bas pour que le gaz s'incorpore correctement à la préparation (il faut toujours secouer le siphon au moment où le gaz est injecté et avant chaque utilisation).

Pour les préparations froides, placer au réfrigérateur, à l’horizontale, pendant au moins deux heures. Pour les préparations chaudes, utiliser sitôt le gaz incorporé ou réserver au bain-marie. Dans ce cas, vérifier préalablement sur la notice que le siphon peut supporter la chaleur (en général, le corps du siphon doit être en inox, ceux en plastique ne sont pas adaptés). Il est très important que le bain-marie ne dépasse pas les 50°. Utiliser un thermomètre pour surveiller la température.

Au moment de servir, secouer de nouveau énergiquement, tête en bas. Appuyer doucement sur le piston, en maintenant toujours le siphon la tête en bas et la douille de remplissage positionnée à la verticale. Faire un test sur une assiette pour savoir comment va sortir la préparation (une impulsion trop violente et toute la cuisine est crépie !).

Dès la sortie du siphon, servir aussitôt. Les mousses sont très aériennes et légères donc très éphémères.

Si la mousse reste dans le siphon jusqu’à son utilisation, il est possible de la réaliser à l’avance. Mais dès que la mousse sort du siphon, il faut la servir aussitôt car elle va se liquéfier rapidement. Les mousses se conservent une semaine dans le siphon.

 

Pour laver le siphon :

Préférer nettoyer le siphon à la main plutôt qu’au lave-vaisselle.

Vérifier qu’il n’y a plus de gaz et vider complètement le siphon en appuyant sur la poignée, dans un évier. Dévisser la tête, retirer le joint qui se trouve à l’intérieur et dévisser le support de douille situé sur la poignée. Appuyer sur la partie qui sort de la poignée, puis de l’intérieur tirer dessus pour extraire le piston. Nettoyer chacun des éléments avec un petit goupillon. Laver le corps du siphon avec un gros goupillon. Laver tous les éléments à l’eau chaude savonneuse. Rincer et sécher à l’aide d’un torchon.

Si le siphon semble bouché, enrouler le siphon dans un torchon, de façon à retenir la tête si elle saute. Au dessus de l'évier, positionner le siphon tête en bas et ouvrir doucement la tête. Le gaz va commencer à sortir et la préparation à couler. Lorsque plus rien ne se passe, continuer à dévisser progressivement pour laisser le gaz s’échapper.

 

4 mai 2012

Pâtes fraîches maison

 

Faire ses pâtes fraîches  soi-même, c'est vraiment sympa et on peut les décliner selon ses envies. Certes, c'est un peu long mais le principe n'est pas très compliqué, si on respecte quelques règles pour obtenir facilement un résultat sympa (j'ai trouvé deux sites qui expliquent bien comment faire des pâtes fraîches maison : ici et ) : 

    -  laisser reposer la pâte au moins 1h (voire une journée), à température ambiante, bien filmée pour éviter qu'elle sèche. Le gluten se développe et la pâte acquière ainsi son élasticité, ce qui la rend plus facile à travailler et moins fragile,

    -  étaler la pâte le plus fin possible, sur un plan de travail fariné, en travaillant de petites portions à la fois (la pâte s'étend vraiment beaucoup)

    -  laisser sécher à découvert pendant au moins 1 heure avant de faire cuire, sur un séchoir  pâte ou un plan de travail fariné (si les raviolis collent...), 

    -  éviter de laisser de l'air dans les raviolis sinon ils gonfleront à la cuisson et se déformeront. Bien souder les bords des raviolis sinon ils s'ouvriront à la cuisson. La farce ne doit pas être trop liquide pour ne pas s'étaler /fuire mais pas trop ferme non plus sinon elle risque de percer la pâte

    -  cuire suffisament longtemps.



Ingrédients (quantités pour environ 2 personnes) :

    -  200 g de farine

    -  2 œufs moyen (50g chacun)

    -  1 pincée de sel

 

Mélanger la farine, les œufs préalablement battus et le sel. Pétrir et travailler la pâte jusqu’à obtenir une boule homogène, souple et non collante. Si elle est trop ferme, rajouter un filet d’huile ; si elle est trop molle, rajouter un peu de farine. Couvrir d'un film étirable (pour éviter que la pâte sèche) et réserver 1 heure à température ambiante, afin que la pâte gagne en élasticité et devienne plus facile à travailler.

Sortir la pâte 10 min avant de la travailler. La diviser en 2 pour que ce soit plus facile de l’étaler (de grosses quantités de pâte sont plus difficiles à travailler : séparer la pâte en 2 morceaux pour 200g de farine, 3 morceaux pour 300g...). Conserver le reste de pâte sous film pour éviter qu’il ne sèche.

Sur un plan de travail fariné, étaler très finement la pâte au rouleau à pâtisserie (1/2 à 1 mm). Fariner régulièrement le plan de travail pour éviter que la pâte ne colle en cours de route. Puis selon le type de pâtes souhaitées :

- Pour les tagliatelles, rouler la pâte en boudin puis découper ce boudin en fines "tranches", afin d'obtenir des tagliatelles une fois déroulées. Eventuellement, les retailler à la longueur souhaitée. Déposer les pâtes sur un séchoir, bien séparées les unes des autres, et laisser sécher pendant quelques heures à température ambiante.

- Pour les raviolis, diviser la pâte étalée en deux. Déposer de petits tas de farce sur l'une des abaisses, en les alignant et en les espaçant régulièrement. Humidifier les espaces entres la farce avec un peu d’eau ou du blanc d’œuf puis recouvrir du second morceau de pâte. Chasser l’air autour de la farce puis bien appuyer sur les bords pour les souder entre eux. Découper entre chaque tas de farce pour former les raviolis. Laisser sécher 1 heure à température ambiante sur une surface farinée.

Pour les raviolis, je trouve plus facile d'utiliser un moule flexipan à empreintes pour mini-tartelettes (surtout si la farce est plutôt liquide...)Déposer l'une des abaisses sur la plaque flexipan et foncer la pâte dans chaque empreinte (en conservant la pâte en un seul morceau). Remplir chaque empreinte de farce, bien tasser (il ne doit pas y avoir d'air dans les raviolis) et retirer l'excédent de farce en lissant la surface avec un couteau. Humidifier la pâte d'un peu d'eau ou de blanc d’œuf, avec les doigts, entre chaque empreinte. Recouvrir de la deuxième moitié de pâte en chassant l'air qui pourrait rester emprisonné. Déposer une planche à découper sur les raviolis et retourner le tout. Retirer le moule flexipan. Appuyer fortement entre les tas, autour de la farce, pour souder la pâte. Découper les raviolis avec un emporte-pièce ou avec une roulette crantée... Laisser sécher à température ambiante pendant 1h sur une surface farinée.

Pour faire des raviolis en forme de demi-lunes, découper des cercles de pâtes à l'emporte-pièce. Déposer un petit tas de farce sur une moitié, humidifier les bords et replier la pâte sur elle-même en chassant l'air du ravioli. On peut aussi recouvrir d'un deuxième disque de pâte et souder les bords selon le même principe.

-  Pour les farfalles, découper la pâte en rectangles, avec une roulette crantée sur deux côtés opposés. Humidifier le centre du rectangle, froncer la pâte au milieu et la pincer pour la souder.

Porter à ébullition une grande casserole d’eau salée. Y plonger les pâtes, remuer immédiatement pour éviter qu’elles ne collent et les laisser cuire environ 5-10 min (vérifier la cuisson). Egoutter et servir.

 

Avis : il existe des machines à pâtes (laminoir) qui permettent facilement d’étaler la pâte sur une très fine épaisseur. Il existe aussi des moules à raviolis pour se faciliter la tâche.

Idées de variantes : il est possible de remplacer une partie de la farine par de la farine de sarrasin, de la farine de châtaigne, de la farine de seigle... ou de remplacer un œuf par 50g de purée d’épinard ou de betterave. Ces pâtes plus originales permettent de réaliser des plats sympas, comme par exemple :

-        Pâtes à la farine de sarrasin, dés de saumon et crème au mascarpone/citron

-        Pâtes à la farine de châtaigne, courge poêlée, chèvre frais et poêlée de champignons

-        Tagliatelles aux épinards, poêlée de champignons et sauce au bleu

-        Raviolis de betterave farcis au chèvre, éclats de noisettes

-        Tagliatelles de châtaigne aux cèpes, sauce au Saint-Nectaire

-        Pâtes aux épinards, épinards frais, maquereau, œuf mollet et sauce à la moutarde à l’ancienne

-        Raviolis de betterave farci au chèvre, pesto de roquette

-        ...

 

2 février 2020

Idées de crêpes pour la Chandeleur

 

 Crêpes au cacao roulées et garniture à la pâte à tartiner au chocolat

 

 

 Crêpes à la frangipane au citron confit et amandes effilées

 

 

 Crêpes tartinées au lemon curd, roulées puis découpées en petites bouchées

 

 

 Crêpes pliées façon samoussa, garnies de pommes caramélisées

 

1 avril 2011

Tempérage du chocolat

  

Le tempérage du chocolat est une technique de pâtisserie qui consiste à faire passer successivement le chocolat par différentes températures déterminées. Il s'agit de faire fondre le chocolat à une certaine température puis de le refroidir pour le ramener à sa température de pré-cristallisation. Ensuite, avant la cristallisation, remonter la température de quelques degrés permet d'obtenir une couverture plus liquide et manipulable. La structure moléculaire du chocolat est alors modifiée et, en cristallisant, le beurre de cacao se réorganise sous une forme différente, permettant ainsi au chocolat d'acquérir une texture, une apparence et une dureté particulières. Cette technique permet d'obtenir un chocolat brillant, lisse et cassant, facilement démoulable, qui sera utilisé pour créer des décors en chocolat, des desserts ou des chocolats.

    -  La réussite de cette méthode passe par un contrôle rigoureux de la température de travail du chocolat. L'utilisation d'un thermomètre est donc indispensable. Un chocolat mal tempéré, lorsque la température est dépassée ne serait-ce que d'un ou deux degrés, sera mate et laissera apparaître des marbrures blanches lors de la cristallisation. Toutefois, les températures peuvent varier de 1° en fonction du chocolat utilisé et de son pourcentage en beurre de cacao. Faire attention, la température continue à monter même quand on a retiré le récipient du bain-marie, à cause de la chaleur des parois.

    -  Le chocolat utilisé doit être de bonne qualité, spécifiquement destiné à être travaillé en pâtisserie. Ce type de chocolat est généralement appelé "chocolat de couverture".

    -  Il est préférable de travailler des quantités assez importantes de chocolat, afin que la température soit moins fluctuante.

    -  Tout contact avec l'eau transforme le chocolat en masse dure et granuleuse, impossible à faire fondre. Bien choisir le type de casserole et de récipient à utiliser pour faire fondre le chocolat : éviter que l'eau du bain-marie puisse passer par-dessus bord.

    -  Les chocolats noir, au lait ou blanc peuvent être tempérés par la même méthode mais les températures à respecter seront alors différentes. Attention, le chocolat blanc est plus fragile; ne pas faire fondre à une température trop élevée au risque de voir apparaître des grumeaux.

 Courbes du tempérage : chocolat noir > fondre à 50-55°, refroidir à 28-29° puis remonter et maintenir à 31-32°. Chocolat au lait > fondre à 45-50°, refroidir à 26-27° puis remonter et maintenir à 28-29°. Chocolat blanc > fondre à 40-45°, refroidir à 25-27° puis remonter et maintenir à 28-29°.

     -  Les moules ou empreintes doivent être parfaitement propres, nettoyés et séchés avec du coton.

    -  Bien préparer tout son matériel avant de commencer !

 

Réalisation :

Hacher le chocolat au couteau.

Verser les 2/3 du chocolat dans un cul-de-poule et le placer au bain-marie dans une grande casserole d'eau, sur feu doux. Installer le thermomètre et laisser fondre jusqu'à la température souhaitée (55° pour le chocolat noir).

Retirer du bain-marie et poser le cul-de-poule dans un récipient d'eau froide. Incorporer le tiers restant de chocolat râpé pour refroidir rapidement la masse de chocolat. Travailler le chocolat à la spatule jusqu’à 27°. Mélanger très régulièrement et éviter l’incorporation d’air dans le chocolat.

Placer de nouveau le cul-de-poule au bain-marie et chauffer doucement pour faire remonter la température à 31/32°, en restant vigilant et en surveillant attentivement le thermomètre. On peut aussi ajouter du chocolat chaud pour contrôler plus précisément la température.

Maintenir alors le chocolat à 31/32° pendant l’utilisation. Pour savoir si le chocolat est bien tempéré, tremper une lame dans le chocolat tempéré; celui-ci doit cristalliser rapidement et devenir lisse et brillant. On peut alors l'étaler sur des feuilles de rhodoïd ou de papier guitare pour faire de jolis décors, ou tapisser des moules en polycarbonate ou en silicone pour réaliser des desserts originaux ou des chocolats de Noël.

Pour réaliser des coques en chocolat, verser le chocolat tempéré à 31/32° dans les moules (moules 1/2 sphère par exemple) afin de tapisser entièrement l’intérieur. Renverser les moules sur un plan de travail propre et laisser égoutter pour retirer l’excédent de chocolat. Puis retourner de nouveau et racler la surface du moule pour obtenir des bords bien nets. Laisser cristalliser au moins 2 heures. Si la couche de chocolat est trop mince, répéter l’opération une nouvelle fois et laisser cristalliser de nouveau plusieurs heures. On peut aussi tapisser les moules à l'aide d'un pinceau pour obtenir une couche fine et régulièrement homogène.

Démouler délicatement et manipuler le chocolat avec des gants de plastique pour éviter toute trace de doigts.

 

1 avril 2011

Gélatine, agar-agar et fécule

 

Gélatine, agar-agar et fécule sont utilisés comme gélifiants/épaississants. Mais dès que l'on souhaite les employer dans une recette, plusieurs interrogations apparaissent souvent : entre la gélatine, l'agar-agar ou la fécule, qu'est-ce qu'il est préférable d'utiliser ? Quelles seront les résultats et les différences ? Comment les utilise-t'on ? Dans quelles proportions ? Peut-on remplacer l'un par un autre ?

Chaque gélifiant a son rôle et s'adapte à certains types de préparation. La bonne nouvelle est qu'il s'agit, dans les trois cas, d'aliments naturels, neutres en goût et sûrs.

 

Gélatine :

La gélatine est une substance naturelle, issue de tissus animaux riches en collagène (peau, os, couenne de porc ou de boeuf). Incolore, inodore et neutre du point de vue gustatif, elle peut se présenter sous forme de poudre ou de feuilles, lesquelles pèsent généralement 2 grammes.

Proportions : il faut compter de 12 à 24 g de gélatine pour 1 litre de liquide. De nombreux facteurs feront varier les quantités de gélatine à utiliser :

    -  la nature et/ou la composition de la préparation Plus le liquide sera crémeux et riche, plus le résultat final sera ferme (utilisez donc plus de gélatine si la préparation est à base d'eau que de crème).

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La quantité dépend :
- de la force de la gélatine : il existe différentes qualités et puissances
- de la nature du liquide : si on n'utilise que de la crème il en faudra moins (16 g voir même 14g). Si on utilise un mélange crème et lait (de vache ou végétal), ce sera autour de 16-18 g. Et s'il y a que du lait 18-20 gIl faut penser qu'il faut environ entre 16g et 20g de gélatine en feuilles par litre de liquide (c'est à dire 8 à 10 feuilles de 2 g). Donc 8 g pour 50 cl par exemple.
- de la texture souhaitée : pour un résultat bien crémeux, il faudrait réduire les quantités de gélatine de 10%
- de la présentation souhaitée : pour une présentation en verrine, pas besoin que la préparation soit bien ferme. Par contre, si on souhaite démouler, il faut que la crème se tienne et pour cela, plus de 2 à 4 g par litre seront nécessaires
- du temps de repos : la gélatine continue d'absorber l'eau jusqu'à 48h et donc à la fin le dessert sera un peu plus ferme que s'il a reposé que 6 h par exemple. Sachez quand même que c'est subtil, il n'y a pas un différence immense mais mieux vaut en tenir compte quand on veut doser et selon le résultat souhaité.

 

Utilisations : la gélatine a besoin d'être réhydratée puis chauffée pour agir. Les feuilles de gélatine doivent donc être préalablement trempées dans de l'eau froide pendant 5-10 minutes pour les faire ramollir (l'eau de trempage doit être bien froide pour éviter de faire fondre la gélatine !). Lorsque les feuilles de gélatine sont devenues toute molles, elles sont ensuite égouttées et pressées pour retirer l'excédent d'eau, puis incorporées dans un liquide chaud (à frémissement mais pas bouillant), en remuant jusqu'à ce qu'elles fondent, disparaissent et s'intègrent de manière homogène dans la préparation (si la gélatine n'est pas entièrement fondue et incorporée de façon homogène, le résultat ). Si la préparation est froide (par exemple une mousse de fruits ou de légumes), il suffira de ne faire chauffer qu'une petite quantité de liquide, de manière à ce que la gélatine puisse fondre et être incorporée à la préparation, puis ajouter le reste du liquide froid. Une fois la gélatine incorporée, la préparation doit refroidir au frais, d'abord à température ambiante si elle est initialement chaude puis plusieurs heures au réfrigérateur, le temps qu'elle prenne. Elle supporte aussi la congélation.

Efficacité : la force de la gélatine se mesure en bloom/g. Il en existe trois sortes : l'or (200/220), l'argent (150/180) et le bronze (120/140). Généralement cette indication n'est pas donnée dans celles que l'on trouve en grande surface et qui est forte. Sur les gélatines professionnelles, cette information est mentionnée et il faut en tenir compte dans les recettes.

Si on utilise de la gélatine en poudre, il faut la mélanger à 5 fois son poids en eau. Elle est considérée comme moins puissante que la gélatine en feuilles, si bien qu'on peut être amené à en doubler les doses (bien lire la notice).

Avantages et inconvénients : la gélatine est plutôt facile à utiliser, elle permet un dosage précis et donne une belle texture onctueuse. Les préparations se conservent bien et peuvent aussi se congeler. Cependant, concernant les inconvénients, elle a besoin d'un peu de temps pour se solidifier (plusieurs heures), elle ne prend pas si on utilise certains fruits comme le kiwi, la papaye (dans ce cas il faut les porter préalablement à ébullition). Si on en met trop, on risque de perdre les saveurs et la belle texture.

Et enfin, étant d'origine animale (il y en a de boeuf pour ceux qui pour des raisons religieuses ne mangent pas de porc), elle ne convient pas dans un régime végétarien...

 

Agar-agar :

Il s'agit d'une substance issue d'une algue rouge, dont le traitement thermiquement permet d'obtenir une poudre fine. Comme la gélatine, elle a un goût neutre et permet de faire prendre les préparations liquides. Riche en fibres (non digestes) elle est préconisée pour les régimes minceur car elle donne une sensation de satiété, même s'il faut bien doser car elle peut donner des effets laxatifs.

Comment l'utiliser ?
 
a. Mieux vaut utiliser la version en poudre qui se dose plus facilement.
b. Selon la texture souhaitée on utilise de 2 g de d'agar-agar (équivalent d'une càc) à 6 g pour 50 cl de liquide
c. La verser dans le liquide chaud et porter à ébullition au moins 30 secondes (elle a besoin de cette chaleur pour réagir).
d. Elle prend assez rapidement à température ambiante (encore mieux au frigo).
e. Elle est thermoréversible, c'est à dire qu'elle peut être reportée à ébullition et refroidie pour être réutilisée.
L'avantage (à part le fait qu'elle est d'origine végétale pour les végétariens) c'est qu'elle prend vite, elle donne de très bons résultats avec les fruits je trouve : une sensation de fraîcheur.
Les inconvénients sont surtout la difficulté de dosage (s'il y en a trop ça devient ferme et immangeable), la texture un peu cassante et la conservation mineure (elle a tendance a rendre l'eau et perdre son peps avec le temps et ne se congèle pas). Elle s'achète en magasins bio ou épiceries japonaises.

AMIDON- FECULE
Il s'agit en réalité de la même chose du point de vue chimique mais le nom change en fonction de l'ingrédient de base d'où la fécule est issue : amidon pour la poudre issue de graines, comme le blé, le maïs et le riz, et fécule pour celle de pommes de terre, de manioc ou de rhizome (arrow-root). C'est la réserve d'énergie des plantes.
En gros on sépare l'amidon du gluten à travers un trempage ou extraction puis on fait sécher le tout.
L'amidon ou la fécule ont un pouvoir épaississant mais donnent aussi de la légèreté aux préparations et sont très digestes.
Il permet aussi d'absorber l'humidité.
Comment l'utiliser ?
a. Le pouvoir 'densifiant' est pratiquement le même (bien que j'ai remarqué personnellement que l'amidon de riz semble moins puissant que la fécule de pomme de terre... il se peut que ce soit une impression ;-).
Vous pouvez donc utiliser indifféremment les uns ou les autres en fonctions des préparations. J'ai un faible pour l'amidon de blé, riz ou maïs.
b. Il faut selon le résultat souhaité entre 50g et 80 g par litre de liquide (comme pour la gélatine plus il est riche moins il en faut)
c. Il est très important, pour le faire agir, de mélanger l'amidon ou la fécule dans un liquide froid avant de chauffer. Ensuite il faudra porter le tout à ébullition jusqu'à ce que le liquide devienne un peu dense.
d. La préparation prend en plusieurs heures au frais (généralement je fais le soir pour le lendemain)
e. Bien sûr on peut l'utiliser aussi dans des gâteaux, pâtes à tarte, crème d'amandes, crème pâtissière (pas dans les pâtes levées) pour donner de la légèreté aux génoises, biscuits.. Je vous déconseille par contre de n'utiliser que de l'amidon, tamisez-le toujours avec de la farine (max 50/50). En effet,  il ne contient pas de gluten et donc ne fera pas tenir la pâte, elle n'aura aucune souplesse (ceci dit, dans les recettes sans gluten on le mélange à plusieurs farines).
Avantages et inconvénients ?
L'amidon ou la fécule donnent vraiment une belle texture et sensation crémeuse et moelleuse aux entremets. De plus, ils permettent une bonne conservation plusieurs jours. La plupart sont sans gluten donc très pratiques pour les régimes 'sans'.
Le démoulage est impeccable et le goût satisfaisant (il remplit), un peu ancien, que j'aime bien.
Dans la partie inconvénients, déjà la préparation met du temps à prendre, elle peut légèrement modifier le goût de l'ingrédient principal puisqu'il s'agit d'amidon (alors que la gélatine et l'agar-agar sont plus neutres, plus 'respectueux' des saveurs).
Concernant les préparations non liquides elle gagnent en légèreté (mais aussi en 'effritage' ;-) et peuvent un peu neutraliser la saveurs des autres farines.

 
1. Panna cotta ou crèmes avec du lait et/ou de la crème ou yaourt (sans oeufs)


Exemple et conseils
 
Pour une panna cotta avec 50 cl de crème fleurette (pour 4 à 6 personnes) ou je n'ai pas besoin de démouler, je mets en général 8 g de gélatine.
Si vous avez un doute, n'avez pas l'habitude, ne connaissez pas votre gélatine et craignez le côté trop ferme, commencer par 6 g (en général ça reste assez moelleux) et augmentez d'un ou deux g la fois suivante

2. Gelées à base d'eau ou de jus de fruits (sans crème, lait ou oeufs)
 
Comptez de 18 (voire 16) à 24 g de gélatine pour un litre de liquide, c'est à dire entre 9 et 12 g pour 50 cl
Quand vous avez une gelée à base d'eau ou de jus de fruits (ou même de vin) à mettre dans un entremets, une verrine ou même à servir seule avec un coulis de fruits (je sais ça fait très cuisine vintage mais elle a son charme aussi, il suffit de penser aux aspic qui eux étaient très gélifiés ;-), il y a forcément plus d'eau quand dans la crème et donc il faudra plus de gélatine.

3. Crème dessert à base d'oeufs (bavarois, crémeux) ou avec du chocolat
Comptez autour de 10 g par litre (et un peu moins s'il y a du chocolat)
En effet, à l'inverse des gelées de fruits, la présence d'un liquide plus riche comme la crème et des oeufs fait qu'on a besoin de moins de gélatine (notamment les oeufs, surtout le jaune, jouant déjà ce rôle).
Ce phénomène se vérifie aussi avec le chocolat qui va déjà à lui seul donner une texture. C'est pourquoi on aura besoin de peu de gélatine
C'est le cas par exemple des bavarois ou crémeux chocolat (souvent pas de gélatine du tout) ou même de certaines mousses au chocolat.
C'est souvent l'inverse dans le cas des crémeux au fruits car on souhaite souvent une texture dense et donc, en proportion, il y a plus de gélatine (qui est absolument imperceptible au palais).
4. Mousses sans oeufs (aux fruits ou au chocolat)
Comptez autour de 8 g (voire un peu moins) de gélatine pour un litre (et donc de 4 g de gélatine pour 50 cl) selon la texture voulue.
Par exemple pour une mousse de fruit composée de 25 cl de coulis de fruits et 25 cl de crème fouettée il faudra autour de 3 à 4 g de gélatine en feuilles.
Là aussi la présence d'une part de matière plus dense comme le chocolat et d'autre part de crème fouettée (qui déjà à elle seule donne de la tenue) fait en sorte qu'on aura besoin de moins de gélatine.
Si vous avez du beurre par exemple, il en faudra encore moins. Je vous suggère en tous cas de suivre les recettes.
1 avril 2011

Sauce caramel au beurre salé

 

Ingrédients (pour un pot) :

    -  200 g de sucre

    -  200-225 ml de crème

    -  20 g de beurre (salé)

    -  1 pincée de sel

 

Couper le beurre en petits dés.

Faire chauffer la crème jusqu’à frémissement, sans toutefois la porter à ébullition (ne pas faire bouillir la crème pour éviter qu'elle se trie ou réduise). Réserver au chaud.

Verser le sucre dans une grande casserole anti-adhésive, à fond épais, sur feu moyen-doux, et le répartir bien répartir uniformément sur le fond. Laisser fondre puis caraméliser sans remuer jusqu’à coloration caramel clair.

Si besoin, réchauffer la crème jusqu'à frémissement.

Ajouter les dés de beurre et remuer vivement à l'aide d'une cuillère en bois, pour l'incorporer au caramel. Verser progressivement la crème chaude dans le caramel en faisant attention aux projections (le mélange va faire beaucoup de bulles, c'est normal). Bien mélanger pour homogénéiser. Laisser cuire quelques instants sur feux doux pour laisser fondre les éventuels cristaux de sucre et/ou laisser épaissir le caramel, ou au contraire, rajouter un peu de crème selon la consistance souhaitée : plus de cuisson pour un caramel plus épais, plus de crème et moins de cuisson pour un caramel plus liquide, sachant que le caramel va épaissir un peu en refroidissant. Ajouter une pincée de sel si besoin.

Mettre en pot, laisser refroidir puis conserver au réfrigérateur.

 

Avis : à force de réaliser cette recette, je m'aperçois que de nombreux paramètres influencent le résultat final : les proportions de crème, le temps de cuisson, l'intensité du feu...

- le sucre doit être placé au départ sur feu doux, pour que tout le sucre puisse fondre avant d'incorporer le beurre et la crème, et éviter ainsi qu'il reste des cristaux de sucre (non fondus) en surface parmi un caramel brûlé au contact du fond de la casserole si on le cuit sur feu vif.

- sur feu doux, le sucre fond assez doucement mais il vaut mieux prendre son temps plutôt que de laisser le sucre trop caraméliser, brûler et devenir amer.

- la crème doit être bien chaude sinon le contraste caramel brûlant/crème froide fait cristalliser instantanément le sucre. Mais la crème ne doit pas non plus bouillir, sinon elle se trie et réduit aussi un peu.

- malgré tout, il reste souvent quelques cristaux après avoir ajouté la crème : dans ce cas, laisser le caramel sur feu doux pendant quelques instants permet généralement de dissoudre ces cristaux. Mais en contrepartie, le caramel va cuire plus longtemps et donc épaissir davantage en refroidissant. Pour palier à ça, je préfère utiliser un peu plus de crème au départ, pour que le caramel soit initialement plus liquide et puisse supporter quelques minutes de cuisson supplémentaires.

- le caramel durcit en refroidissant. Il doit donc être d'apparence encore liquide quand on stoppe la cuisson. Avec 200 ml de crème pour 200 g de sucre, on obtient un caramel un peu épais, un peu trop dense pour être tartiné facilement, surtout si on le laisse cuire après avoir incorporé la crème (il faudrait le retirer du feu tout de suite). Avec 225 ml de crème, le caramel est plus liquide et nappant (à condition bien sûr de ne pas trop l'avoir laissé cuire...). La quantité de beurre joue aussi sur la consistance finale.

- il est préférable d'utiliser une cuillère en bois et pas une spatule en plastique, qui va fondre au contact du caramel bouillant...

- et surtout évitez de goûter le caramel encore chaud... !!

 

1 avril 2011

Meringues

 

Ingrédients :

    -  blancs d'œufs : ils doivent être parfaitement séparés des jaunes, vieux de 1 ou 2 jours de préférence, et gardés au réfrigérateur (voire préalablement surgelés). Ils doivent être utilisés à température ambiante : les sortir du réfrigérateur au moins une heure avant de les utilisr

    -  le double de sucre par rapport au poids des blancs d'œufs. On peut utiliser 100 % de sucre semoule, ou 50% de sucre semoule et 50 % de sucre glace

    -  éventuellement, une pincée de sel ou quelques gouttes de jus de citron

 

Préparer les ingrédients avant de commencer, peser les blancs puis le sucre.

Commencer à battre les blancs au batteur électrique, d'abord en vitesse lente, dans un grand saladier. Dès que les fouets commencent à laisser des traces, ajouter 1/3 du sucre. Continuer de fouetter et ajouter le reste du sucre en deux fois, pour une meilleure absorption du sucre par les œufs. 

Si on utilise 50% sucre semoule et 50% sucre glace, verser le sucre semoule en 2 fois puis, quand les blancs sont montés, incorporer le sucre glace à la maryse. 

Dans les deux cas,  la meringue doit être compacte, brillante et former un « bec d'oiseau » sur le fouet. Arrêter de fouetter dès que la meringue est ferme au risque de la faire retomber (redevenir liquide). 

Dresser les meringues sur une plaque de cuisson garnie de papier sulfurisé, à l’aide d’une poche à douille ou d’une cuillère.

Enfourner immédiatement à 90-100° pendant 1 à 2 heures en fonction de la taille des meringues. Eventuellement, entre-ouvrir la porte du four plusieurs fois en cours de cuisson pour laisser échapper la vapeur. Eteindre le four et laisser sécher plusieurs heures à l’intérieur.

Les conserver à l’abri de l’humidité, dans une boite en fer, à température ambiante.

 

Conseils :

Plus la température de cuisson est basse, plus les meringues seront blanches et fondantes (idéalement 60°C environ pendant 3-4 heures). Si la température du four est trop élevée, le sucre caramélise et les meringues prendront une couleur ambrée.

Les meringues sont très sensibles à l’humidité et ramollissent rapidement. Ne pas conserver les meringues au réfrigérateur ou au congélateur.

Fouets et saladier doivent être bien propres et secs.

                                                   

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