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Le goût des choses simples

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21 novembre 2011

Velouté de pommes caramélisées

 

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Ingrédients (pour 2-3 personnes) :

    -  5-6 pommes (pour 500 g de compote)

    -  250 ml de jus de pomme

    -  1 noix de beurre

    -  sucre en poudre

    -  vergeoise, cannelle...

 

Peler les pommes, retirer les pépins et les couper en petits dés.

Faire fondre le beurre dans une sauteuse. Y verser les dés de pomme, les saupoudrer de sucre et les faire caraméliser sur feu moyen-vif. Réserver quelques morceaux pour la décoration. Baisser ensuite le feu, ajouter le jus de pomme, couvrir et laisser compoter.

Lorsque les pommes sont cuites, les mixer en ajoutant un peu de jus de pomme si besoin, pour obtenir la consistance d'un velouté. 

Répartir le velouté dans les tasses, décorer de dés de pommes caramélisées et saupoudrer de cannelle ou de vergeoise.

 

Avis : 9/10. Un velouté doux, réconfortant et bien parfumé. A accompagner d'un biscuit, d'un scone, d'une madeleine... On peut aussi utiliser de la compote de pomme déjà prête (env. 500g). Peut se consommer froid ou chaud.

 

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9 novembre 2011

Entremets "Belle-Hélène"

 

 

Ingrédients :

Biscuit au chocolat :

    -  60 g de sucre + 20 g

    -  3 oeufs

    -  60 g de farine

    -  10 g de cacao amer

    -  pépites de chocolat

Crème brûlée à la vanille :

    -  75 g de sucre

    -  5 jaunes d'oeuf

    -  75 ml de lait

    -  200 ml de crème liquide

    -  1/2 gousse de vanille (ou arôme vanille)

Poires caramélisées :

    -  3 poires

    -  environ 3 cs de sucre

Mousse de poire :

    -  250 g de purée de poire

    -  200 ml de crème fraîche liquide entière

    -  50 g de sucre

    -  2,5 feuilles de gélatine

Glaçage chocolat :

    -  120 g d'eau

    -  150 g de sucre

    -  100 g de crème liquide

    -  50 g de cacao amer

    -  2 feuilles de gélatine

 

Pour le biscuit au chocolat :

Séparer les blancs des jaunes d'oeufs.

Fouetter les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que l'ensemble mousse et blanchisse. Incorporer le cacao et la farine. Battre les blancs en neige ferme en rajoutant le sucre en deux fois, dès que le fouet commence à laisser des traces. Prélever quelques cuillères de blancs et les mélanger à la préparation précédente pour l'assouplir. Incorporer ensuite délicatement le reste des blancs.

Verser la pâte dans un moule rond sur 4-5 cm d'épaisseur. Faire cuire 15 min à 180°.

Une fois cuit et refroidi, découper un disque de biscuit de diamètre plus petit que celui du cercle utilisé. Le couper en deux dans son épaisseur.

Pour la crème brûlée :

Dans une casserole, porter le lait et la crème à frémissement avec la gousse de vanille. Hors du feu, laisser infuser 10-15 min.

Fouetter les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que l'ensemble mousse et blanchisse.

Retirer la gousse de vanille de la casserole, la fendre en deux et racler l'intérieur pour récupérer les graines de vanille. Les ajouter au lait puis porter de nouveau à frémissement. Verser progressivement le mélange lait-crème sur les jaunes d'oeufs, sans cesser de remuer.

Verser la préparation dans un moule rond (du diamétre du disque de biscuit chocolat, sinon un peu plus grand) garni de papier sulfurisé, sur 3 cm d'épaisseur. Faire cuire 60 min à 120° puis laisser refroidir et réserver au frigo.

Retailler si nécessaire la crème brûlée au diamètre du disque de biscuit chocolat. Disposer la crème brûlée sur un disque de biscuit, préalablement parsemé de pépites de chocolat. Recouvrir avec le deuxième disque de biscuit. Déposer l'ensemble au centre du cercle utilisé.

Pour les poires caramélisées :

Eplucher les poires et les couper en lamelles. Les faire caraméliser à la poêle avec le sucre (et une noix de beurre), jusqu'à ce que les poires soient fondantes. Réserver.

Disposer une couche de dés de poires sur le biscuit au chocolat.

Pour la mousse de poire :

Faire ramollir la gélatine dans un bol d'eau froide.

Chauffer la moitié de la purée de poire dans une casserole. A frémissement, y faire fondre la gélatine essorée. Mélanger avec le reste de purée de poire et le sucre.

Monter la crème fraîche très froide en chantilly, dans un saladier préalablement réservé au froid. Incorporer délicatement la crème à la purée de poire.

Couler la mousse de poire dans le cercle tapissé de rhodoïd ou papier sulfurisé. Réserver au congélateur.

Pour le glaçage :

Faire ramollir la gélatine dans un bol d'eau froide.

Porter le sucre et l'eau à ébullition. Laisser bouillir encore quelques instants puis retirer du feu et faire fondre la gélatine essorée. Ajouter le cacao et fouetter vivement pour le dissoudre, puis incorporer la crème (mixer la préparation pour éviter les grumeaux si besoin). Laisser refroidir à température ambiante en mélangeant de temps en temps jusqu'à ce que le glaçage devienne nappant et atteigne 30-35°.

Sortir l'entremets du congélateur, le déposer sur une grille, elle-même posée au dessus d'une assiette ou d'un moule pour récupérer le glaçage. Le débarrasser de son cercle et du papier sulurisé (les laisser si le glaçage n'est réalisé qu'en surface). Verser le glaçage sur l'entremets congelé, de manière uniforme, en couvrant toutes les faces du gâteau. Réserver 6h au frais ou 3 h à température ambiante, puis décorer selon les envies : lamelles de poire, macarons, décor en chocolat blanc, chantilly...

 


Avis : cet entremets (composé d'une crème brûlée à la vanille, entre deux couches de biscuit au chocolat parsemé de pépites de chocolat, de poires caramélisées et d'une mousse de poire) a été préparé pour le première fois pour les 50 ans d'Agnès. Il avait été très apprécié mais je n'avais pas pu prendre de photo. Du coup, je l'ai refait, mais cette fois en version individuelle (adapter les indications pour la préparation) et avec un biscuit financier au chocolat plutôt qu'une génoise.
- Pour la purée de poire : mixer les poires avec un trait de jus de citron (et faire réduire dans une casserole pour l'épaissir un peu si elle est trop liquide)
- Le glaçage prend vite lorsqu'il est versé sur le gâteau froid : sé dépêcher et ne pas faire de retouches. Ne pas congeler le gâteau avec le glaçage car il devient terne, le préparer peu avant de servir.
- Si on utilise des lamelles de poires : les mettre au dernier moment pour éviter qu'elles noircissent (même avec un nappage dessus, elles noircissent)
- PS : je n'ai pas mis le biscuit sur les bords comme sur le dessin

 

1 avril 2011

Aliments sans gluten

 

Liste de quelques ingrédients sans gluten

    -  riz (farine et son de riz)

    -  maïs (farine de maïs, semoule de maïs, amidon de maïs, germe de maïs, son de maïs)

    -  pomme de terre (farine et fécule de pomme de terre)

    -  tapioca (farine et fécule de tapioca)

    -  arrow-root (fécule)

    -  soja (farine, protéines et flocons de soja)

    -  pois chiches (farine de pois chiche)

    -  sarrasin (farine, gruau, flocons de sarrasin)

    -  quinoa (farine et flocons de quinoa)

    -  amaranthe (farine d'amaranthe)

    -  millet (farine et flocons de millet)

    -  sorgho (farine de sorgho)

 

Liste de quelques ingrédients contenant du gluten

    -  seigle (farine)

    -  avoine (son, flocons, farine)

    -  blé (pâtes, pains, biscuits, céréales, boulghour, semoule, couscous, chapelure, fécule, son, sauce soja, yaourts et crèmes dessert)

    -  orge (malt, bière, farine, levure de bière)

    -  triticale (hybride du seigle et du blé)

    -  kamut, épeautre, froment

 

1 avril 2011

Tempérage du chocolat

  

Le tempérage du chocolat est une technique de pâtisserie qui consiste à faire passer successivement le chocolat par différentes températures déterminées. Il s'agit de faire fondre le chocolat à une certaine température puis de le refroidir pour le ramener à sa température de pré-cristallisation. Ensuite, avant la cristallisation, remonter la température de quelques degrés permet d'obtenir une couverture plus liquide et manipulable. La structure moléculaire du chocolat est alors modifiée et, en cristallisant, le beurre de cacao se réorganise sous une forme différente, permettant ainsi au chocolat d'acquérir une texture, une apparence et une dureté particulières. Cette technique permet d'obtenir un chocolat brillant, lisse et cassant, facilement démoulable, qui sera utilisé pour créer des décors en chocolat, des desserts ou des chocolats.

    -  La réussite de cette méthode passe par un contrôle rigoureux de la température de travail du chocolat. L'utilisation d'un thermomètre est donc indispensable. Un chocolat mal tempéré, lorsque la température est dépassée ne serait-ce que d'un ou deux degrés, sera mate et laissera apparaître des marbrures blanches lors de la cristallisation. Toutefois, les températures peuvent varier de 1° en fonction du chocolat utilisé et de son pourcentage en beurre de cacao. Faire attention, la température continue à monter même quand on a retiré le récipient du bain-marie, à cause de la chaleur des parois.

    -  Le chocolat utilisé doit être de bonne qualité, spécifiquement destiné à être travaillé en pâtisserie. Ce type de chocolat est généralement appelé "chocolat de couverture".

    -  Il est préférable de travailler des quantités assez importantes de chocolat, afin que la température soit moins fluctuante.

    -  Tout contact avec l'eau transforme le chocolat en masse dure et granuleuse, impossible à faire fondre. Bien choisir le type de casserole et de récipient à utiliser pour faire fondre le chocolat : éviter que l'eau du bain-marie puisse passer par-dessus bord.

    -  Les chocolats noir, au lait ou blanc peuvent être tempérés par la même méthode mais les températures à respecter seront alors différentes. Attention, le chocolat blanc est plus fragile; ne pas faire fondre à une température trop élevée au risque de voir apparaître des grumeaux.

 Courbes du tempérage : chocolat noir > fondre à 50-55°, refroidir à 28-29° puis remonter et maintenir à 31-32°. Chocolat au lait > fondre à 45-50°, refroidir à 26-27° puis remonter et maintenir à 28-29°. Chocolat blanc > fondre à 40-45°, refroidir à 25-27° puis remonter et maintenir à 28-29°.

     -  Les moules ou empreintes doivent être parfaitement propres, nettoyés et séchés avec du coton.

    -  Bien préparer tout son matériel avant de commencer !

 

Réalisation :

Hacher le chocolat au couteau.

Verser les 2/3 du chocolat dans un cul-de-poule et le placer au bain-marie dans une grande casserole d'eau, sur feu doux. Installer le thermomètre et laisser fondre jusqu'à la température souhaitée (55° pour le chocolat noir).

Retirer du bain-marie et poser le cul-de-poule dans un récipient d'eau froide. Incorporer le tiers restant de chocolat râpé pour refroidir rapidement la masse de chocolat. Travailler le chocolat à la spatule jusqu’à 27°. Mélanger très régulièrement et éviter l’incorporation d’air dans le chocolat.

Placer de nouveau le cul-de-poule au bain-marie et chauffer doucement pour faire remonter la température à 31/32°, en restant vigilant et en surveillant attentivement le thermomètre. On peut aussi ajouter du chocolat chaud pour contrôler plus précisément la température.

Maintenir alors le chocolat à 31/32° pendant l’utilisation. Pour savoir si le chocolat est bien tempéré, tremper une lame dans le chocolat tempéré; celui-ci doit cristalliser rapidement et devenir lisse et brillant. On peut alors l'étaler sur des feuilles de rhodoïd ou de papier guitare pour faire de jolis décors, ou tapisser des moules en polycarbonate ou en silicone pour réaliser des desserts originaux ou des chocolats de Noël.

Pour réaliser des coques en chocolat, verser le chocolat tempéré à 31/32° dans les moules (moules 1/2 sphère par exemple) afin de tapisser entièrement l’intérieur. Renverser les moules sur un plan de travail propre et laisser égoutter pour retirer l’excédent de chocolat. Puis retourner de nouveau et racler la surface du moule pour obtenir des bords bien nets. Laisser cristalliser au moins 2 heures. Si la couche de chocolat est trop mince, répéter l’opération une nouvelle fois et laisser cristalliser de nouveau plusieurs heures. On peut aussi tapisser les moules à l'aide d'un pinceau pour obtenir une couche fine et régulièrement homogène.

Démouler délicatement et manipuler le chocolat avec des gants de plastique pour éviter toute trace de doigts.

 

1 avril 2011

Tableau de conversion et équivalences

 

> 1 cuillère à café (teaspoon : tsp) =

                -  5 ml

                -  5 g sel/sucre/beurre/miel

                - 4 g farine/huile/semoule

                -  3 g cacao/sucre glace/maïzena

> 1 cuillère à soupe (tablespoon : tbsp) =

                -  15 ml

                -  8 g cacao

                -  12 g farine/fécule/sucre glace

                -  15 g sel/sucre/beurre/crème/huile

                -   18 g lait

> 1 verre = 125 ml

> 1 grand verre = 250 ml

> 1 cup =

                -  240 ml

                -  100/120 g farine

                -  120 g fécule/sucre glace  

                -  200/240 g sucre

                -  200/240 g beurre

                -  120 g cacao

                -  200 g riz

                -  90 g parmesan

                -  120 g poudre d’amande

                -  75 g noix de coco

> 1 ounce (oz) = 30 ml

> 1 pound (lb) = 450 ml

 

> 1 œuf = 50-60 g

                -  1 jaune d’œuf = 20 g

                -  1 blanc d’œuf = 30 g

> 1 jus de citron : environ 80 ml

> 1 jus d’orange : environ 150 ml

> 1 morceau de sucre = 5 g

> 1 noisette/noix de beurre = 4 g/15 g

 

> 100g pois chiches secs = 200g pois chiches réhydratés 12h

> 100g haricots rouges secs = 200g haricots rouges réhydratés 12h

 

 

 

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1 avril 2011

Propriétés des ingrédients et utilisation en cuisine

En me baladant sur Internet, je suis tombée sur un article très intéressant, qui décrivait l'utilisation des ingrédients de base en pâtisserie : farine, sucre, oeufs, beurre... C'est vrai qu'on a souvent tendance à bidouiller un peu les recettes, et à force de tester, essayer, râter, modifier... on finit par se poser beaucoup de questions sur le rôle des ingrédients, sur l'importance des techniques et proportions de la recette, sur les conséquences à prévoir si on substitue/enlève un ingrédient ou si on ne respecte pas un procédé. Pourquoi certaines recettes demandent de faire fondre le beurre plutôt que de l'utiliser en pommade ? Est-ce que ça modifiera vraiment la texture de mon cake ? Pourquoi tant de sucre et est-ce que je ne pourrais pas réduire un peu ces proportions ? Je n'ai pas de citron, est-ce vraiment utile dans cette recette ? par quoi pourrais-je le remplacer ?... Par de simples transformations et réactions chimiques entre les différents ingrédients, le résultat sera vraiment différent et c'est pourquoi les ingrédients, proportions et techniques sont parfois à respecter pour réussir sa recette.

 

Quelle est l'importance de la farine, du sucre, des oeufs et du beurre en pâtisserie ?
 

 

FARINE (T45 à T65)

Le blé contient des protéines insolubles qui, lorsqu'elles entrent en contact avec de l'eau, forment une substance élastique et cohésive (le gluten) et confèrent à la farine ses propriétés visquo-élastiques. Le gluten est donc responsable de l'élasticité de la pâte, de sa souplesse, de sa tenue, de son extensibilité, de sa résistance. Il donne donc structure et stabilité à la pâte.
Plus la pâte contient d'eau et plus elle est travaillé/pétrie/malaxée, plus le réseau glutineux sera important et résistant. Le gluten permet aussi d'emprisonner les bulles d'air incorporées dans la préparation et confère une texture plus stable et solide, agissant donc sur la forme et la consistance du produit final.
Le rôle de la farine est donc différent en fonction du type de farine, de la quantité, du mélange plus ou moins prolongé... C'est la raison pour laquelle (mais cela dépend des pâtisseries) on ne peut pas  trop la diminuer ni la substituer complètement avec d'autres farines, sans gluten par exemple. On n'aura plus le liant et la même structure (les pâtes à tarte par exemple sont très friables, cassantes et on n'arrive pas à faire bien lever une brioche)
    -  Si on souhaite une pâte croustillante (comme une pâte sablée), on incorporera peu d'humidité et on travaillera peu la pâte, juste assez pour former une boule.
    -  Pareil pour les scones ou les muffins, la pâte devra être travaillée jusqu'à incorporer la farine, mais pas plus, sinon elle ne lèvera pas suffisamment.
    -  En revanche, pour un pain ou une brioche, on cherche une mie souple et élastique, donc la pâte devra être bien hydratée et pétrie longuement. Une pâte très hydratée sera plus souple, molle et collante, donc plus "difficile" à travailler, mais si on rajoute trop de farine supplémentaire pour se faciliter la tâche, le résultat sera plus dur et compact. Il suffit de pétrir la pâte plus longtemps pour que le réseau de gluten ait le temps de se former et de se renforcer, et que la pâte finisse ainsi par se décoller des parois du saladier et qu'elle ait plus de tenue.
    -  Si on travaille trop brutalement une pâte à pain, au point de déchirer la pâte, le réseau de gluten sera fragilisé et moins stable.
    -  Une béchamel réalisée avec une farine sans gluten (comme le sarrasin) sera coulante, moins ferme, presque visqueuse. Sa tenue sera totalement différente d'une béchamel à la farine de blé.

SUCRE

Les principaux sucres sont représentés par le glucose, le fructose et le saccharose (composé de glucose et de fructose). Leur composition moléculaire est différente, ce qui aura des effets légèrement différents sur les gâteaux. Mais quel que soit le sucre considéré et son origine, il possède de nombreuses propriétés utiles en cuisine, qui changeront en fonction des autres éléments associés, de la quantité de sucre, de la cuisson... :
- il donne un goût sucré (!!)
- à haute température, il fond, se transforme, caramélise et cristallise en refroidissant, ce qui confère une certaine structure à la préparation. Cette propriété permet ainsi de piéger l'air comme dans la meringue par exemple ou pour apporte du moelleux à un gâteau. Cette propriété permet également de donner du croustillant par exemple dans des biscuits ou une pâte sucrée
- il apporte de l'humidité : le sucre aime l'eau et l'attire. Quand on met du sucre dans un gâteau, cela lui permet aussi de rester moelleux
- il abaisse la température de congélation de l'eau : c'est pourquoi il est important dans les glaces et les sorbets pour éviter qu'ils ne deviennent des blocs de marbre
- il augmente la température de coagulation des oeufs : c'est pourquoi on arrive à cuire à plus haute température une crème pâtissière ou une crème anglaise... c'est grâce au sucre !
- il conserve : l'exemple type est celui des confitures. Mais cela vaut aussi pour les fruits confits (comme les oranges confites et les citrons confits par exemple). Dans ce dernier cas, il fait ressortir l'eau et la remplace.
C'est pourquoi comme je vous disais on ne peut trop le diminuer ni trop le remplacer par autre chose. L'exemple typique est celui des biscuits : si vous préparez des biscuits uniquement avec du miel il seront un peu mous (car comme indiqué dans cet article sur le miel il contient beaucoup de glucose et presque pas de saccarose et donc a tendance à retenir l'humidité (plus que le sucre)). Vous n'aurez pas de craquant ou de fondant.
Mais si par exemple vous souhaitez un cake moelleux comme ce gâteau au miel ou bien sûr le pain d'épices, il est idéal.
À côté du sucre nous avons aussi les sirops, dans le sens qu'ils sont composés d'un type de sucre (saccarose, fructose ou glucose) mais aussi de l'eau. Parmi eux il y a bien sûr le sirop d'érable, le sirop d'agave, le golden syrup dont je vous ai parlé et le miel. Mais pour éviter de faire trop long ici, je vous en reparlerai dans le détail.

OEUFS

Le blanc d'oeuf et le jaune d'oeuf ont plusieurs propriétés différentes, liées à leur composition et intéressantes à connaître en fonction de la recette à réaliser. Le blanc contient principalement de l'eau et très peu de protéines alors que le jaune contient des matières grasses et des protéines.
Ainsi, le blanc :
- il piège l'air car il peut en incorporer énormément en le fouettant. Il garde cet air en cuisson. C'est le cas de beaucoup de gâteaux, cakes ou génoise par exemple, qui sont moelleux grâce à cet air (et permet ainsi de ne pas avoir à utiliser de levure)
- donne de la structure, à l'aide du sucre comme par exemple dans les meringues
Le jaune :
- donne de la couleur et de la saveur
- est un liant (il suffit de penser à la crème anglaise ou à la crème pâtissière ou à la crème brûlée)
- piège aussi l'air (beaucoup moins que le blanc) il suffit de penser au sabayon
Incorporé entier, l'oeuf joue tous ces rôles en moyenne.
Il est absolument indispensable dans certains gâteaux comme ce gâteau aux amandes et au citron (qui se rapproche d'une génoise) ou des crèmes (comme ces pots de crèmes aux épices)


BEURRE

Le beurre classique contient environ 80% de matière grasse et le reste d'eau.
Il a souvent un rôle fondamental, outre celui de faire voyager les saveurs (comme dans le curd au citron par exemple), selon les desserts :
- il donne du goût notamment quand il est cuit : pensez à un gâteau très beurré ou un croissant, c'est unique
- de par sa structure et son côté dense, il bloque la formation du gluten. C'est la raison pour laquelle il est essentiel dans certaines pâtes comme le sablé breton ou la pâte sablée par exemple et qu'il faut l'incorporer à la fin dans le brioches.
Ce qui se passe plus précisément c'est que le beurre va enrober la farine (ses proteines et son amidon) empêchant ensuite en grande partie à l'eau de pénétrer la farine et donc de pouvoir former le gluten. C'est la raison d'ailleurs pourquoi souvent quand on prépare une pâte brisée à la main, on vous dit de bien mélanger le beurre et la farine afin qu'ils deviennent sablés
- il permet de séparer les parties de pâte comme dans la pâte feuilletée, mais isole aussi de l'humidité (si vous enrobez des biscuits ou une pâte à tarte de beurre fondu avant d'ajouter une crème dessus par exemple, ils garderont leur croustillant)
- donne de la finesse aux pâtes et aux biscuits (car il contient de l'eau qui s'évapore en cuisson et va former des mini bulles d'air et donc donner du croustillant à la pâte)
- il donne une texture, notamment dans les gâteaux, un peu plus 'dense' dû aussi au fait que le beurre se raffermi en refroidissant. Si vous souhaitez plus de moelleux mais vous n'aurez pas le craquant, vous pouvez utiliser de l'huile d'olive comme dans le gâteau au yaourt et au chocolat ou ce cake au citron et à l'huile d'olive. En effet cette dernière, ainsi que vous avez pu remarquer, ne devient pas solide en refroidissant :-)
C'est pourquoi là aussi les substitution ou la diminution donneront un résultat différent ou raté
En tous cas, pour ceux qui ne peuvent manger du beurre, vous pouvez le remplacer par du saindoux dont je vous ai parlé, notamment dans les tartes et les biscuits (et même les pâtes un peu feuilletées). Il donne des résultats très semblables surtout niveau friabilité et il est d'ailleurs utilisé depuis très longtemps en Italie (même si ça se perd car beaucoup moins repérable)
1 avril 2011

Scones

Pour réaliser des scones bien levés, gonflés et aérés, voici quelques astuces à connaitre dans le mode de préparation de la recette :

 

Préchauffer le four et la plaque de cuisson à 220°  > la plaque de cuisson doit être déjà très chaude lorsque les scones sont enfournés, pour qu'ils soient "saisis" et lèvent rapidement.

Mélanger le lait et le vinaigre ou le jus de citron, et faire très légèrement tiédir  > l'acidité du jus de citron ou du vinaigre entraine une réaction chimique avec le bicarbonate, ce qui améliore la levée des gâteaux.

Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, le sel et la levure chimique. Ajouter ensuite le beurre froid en morceaux et mélanger du bout des doigts pour obtenir une texture sableuse. Faire un puits dans la farine, y verser le lait et mélanger avec la lame d'un couteau à bout rond. Pétrir rapidement en repliant la pâte sur elle-même jusqu’à ce qu’elle soit grossièrement homogène  > la texture de la pâte ne doit pas être trop lisse et homogène, mais plutôt grumeleuse/granuleuse, ce qui confère au scone sa texture caractéristique. C'est pourquoi le beurre doit être froid et non ramolli, pour ne pas se fondre dans la pâte. Travailler avec un couteau et pétrir la pâte juste ce qu'il faut pour que la farine soit incorporée permet donc de ne pas mélanger trop intimement. En pratique, je n'utilise pas de couteau, ça marche aussi.

Fariner le plan de travail, y verser le contenu du saladier. Etaler la pâte à la main sur 3-4 cm d'épaisseur. Découper des cercles de pâte avec un emporte-pièce tranchant en le farinant un peu si nécessaire : découper les scones d’un coup franc et sec, sans tourner l'emporte-pièce sur lui-même, pour avoir ensuite une belle levée. Rassembler le reste de pâte, pétrir brièvement pour former une pâte homogène et répéter l’opération  > il est important de découper les scones avec un emporte-pièce bien tranchant pour que la découpe soit bien nette. Avec un verre par exemple, les bords du scone sont "pincés" , ce qui l'empêche de gonfler et de lever bien droit. De même, tourner l'emporte-pièce sur lui-même altère la tranche.

Déposer les scones sur une feuille de papier sulfurisé (> en les soulevant par dessous, sans toucher les bords), sortir la plaque de cuison du four et y glisser les scones. A l’aide d’un pinceau, badigeonner le dessus des scones d’un peu d’œuf battu (> faire attention du ne pas en faire couler sur le bord, ce qui empêcherait la levée à l'endroit de la coulure et donnerait un scone tout tordu !).

Enfourner 12 à 14 min à 220°, ils doivent être bien dorés en surface. Déguster les scones tout chauds à la sortie du four (ou les conserver dans un sac de congélation, à température ambiante).

 

    -  Les scones rassissent mal. Il vaut mieux les manger tout de suite et congeler ceux qui resteront, et les passer au four pour les décongeler. Mais passés au grille-pain, ils peuvent être bons aussi, même un peu rassis.

    -  Certaines recettes utilisent un oeuf, elles sont bonnes aussi mais je préfère celle-là (recette ici). Et d'après les informations que j'ai pu trouver, traditionnellement, il  n'y a pas d'oeuf dans les scones.

    -  Il est possible également de réaliser les scones en remplaçant le beurre par de l'huile d'olive ou de la margarine (par ex. dans cette recette ici) mais la texture et le goût ne seront pas tout à fait identiques.

    -  Pour la garniture, penser à la détailler en PETITS morceaux. Sinon, lorsque l'on découpe les scones et que l'emporte-pièce rencontre un gros morceau qu'il ne peut trancher (par exemple des cranberries), il l'entraine vers le bas en "écrasant" le bord et le scone ne lèvera pas bien droit.

    -  Pour faire des scones salés, ne pas mettre de sucre mais un peu plus de sel.

 

Recette de base :

Scones

Scones à l'huile d'olive

Quelques idées sucrées :

Scones à la châtaigne,

Scones au chocolat (mais à améliorer),

Scones au citron et cranberries,

Scones au coing,

Scones aux myrtilles séchées,

Scones aux pommes et châtaignes

Quelques idées salées :

Scones au parmesan,

Scones au potiron et lardons façon sandwich,

Scones aux figues et fromage de chèvre,

Scones aux pomme et bacon

 

1 avril 2011

Riz au lait

 Un bon riz au lait, crémeux, fondant, parfumé, nourrissant... c'est réconfortant et doux. A condition de suivre quelques astuces pour le réussir !!

 

 

Riz : utiliser un riz adéquat, c'est à dire un riz qui va bien absorber les liquides et cuire lentement. Généralement, on utilise du riz rond mais un riz long convient aussi. La variété riz arborio (celui pour le risotto) est un bon compromis entre un riz qui garde quand même sa texture et qui fond en bouche. Eviter absolument les riz déjà précuits ou ceux qui résistent à la cuisson. Ils ne vont rien absorber et seront élastisques.

Lait : utiliser de préférence un lait entier pour un résultat plus crémeux, ou panacher lait et crème liquide.

Proportions : il est parfois conseillé d'utiliser dix fois plus de lait que de riz (1 litre de lait pour 100 g de riz) mais des proportions différentes conviennent aussi (avec moins de lait), tout dépend des habitudes. Concernant le sucre, là aussi, cela dépend des goûts mais également de la présence ou pas de garniture (fruits acidulés ou coulis caramel par exemple). 

Cuisson (étape très importante) : de nombreux chefs indiquent qu'il est important de blanchir au préalable le riz, c'est à dire de le précuire rapidement à l'eau de manière à ce que le noyau interne du grain de riz éclate un peu et donc absorbe plus et plus rapidement le lait. Le riz au lait est plus crémeux, plus onctueux. Mais ce n'est pas obligatoire, à condition quand même d'utiliser un riz pas trop grand et de prolonger un peu la cuisson. 

Le riz blanchi est ensuite versé dans le lait chaud et il est cuit doucement à frémissement tout en le remuant régulièrement, de manière à ce que le riz absorbe progressivement le lait et cuise à coeur. Et même après cuisson, le riz continue d'absorber les liquides donc stopper la cuisson quand le riz au lait est bien crémeux mais qu'il reste encore un tout petit peu de liquide. Après, tout dépend aussi de l'intensité du feu : moi j'ai fait cuire sur feu très doux, juste à frémissement, mais le riz était cuit avant que le lait n'ait été totalement absorbé et du coup, mon riz au lait n'était pas franchement crémeux, avec des grains de riz qui nageaient dans le lait. Du coup, j'ai augmenté le feu pour faire réduire le liquide restant et j'ai arrêté la cuisson quand le lait a été suffisamment concentré pour former une petite pellicule crémeuse enrobant les grains de riz. Donc ajuster l'intensité du feu en fonction du résultat souhaité.

 

Ingrédients (pour 4 personnes) :

    -  1 L de lait frais entier

    -  100 g de sucre

    -  100 g de riz rond ou riz à risotto

    -  2 gousses de vanille 

 

Faire infuser la vanille dans le lait pendant 10 min. Inciser les gousses en deux et en racler les grains.

Porter à ébullition de l'eau dans une casserole, y plonger le riz puis le cuire une minute pour le blanchir. Egoutter puis le passer sous l'eau froide.

Porter à frémissement le lait vanillé avec le sucre puis y verser le riz et mélanger. Cuire une demi-heure environ sur feu doux, en remuant régulièrement. Le riz doit avoir absorbé une grande quantité de lait, avec un aspect crémeux mais le riz au lait doit rester encore un peu liquide. Il va continuer à absorber par la suite. Eteindre le feu, laisser tiédir.

Servir tiède ou garder au frais au moins 2 heures avant de servir.

 

Quelques idées :

Riz au lait, compotée de pêche et groseilles fraiches

Riz au lait de coco et coulis de mangue

Riz au lait et compotée de mirabelles

Riz au lait, sirop d'érable et crumble au gingembre

Riz au lait vanillé à la châtaigne

 

1 avril 2011

Meringues

 

Ingrédients :

    -  blancs d'œufs : ils doivent être parfaitement séparés des jaunes, vieux de 1 ou 2 jours de préférence, et gardés au réfrigérateur (voire préalablement surgelés). Ils doivent être utilisés à température ambiante : les sortir du réfrigérateur au moins une heure avant de les utilisr

    -  le double de sucre par rapport au poids des blancs d'œufs. On peut utiliser 100 % de sucre semoule, ou 50% de sucre semoule et 50 % de sucre glace

    -  éventuellement, une pincée de sel ou quelques gouttes de jus de citron

 

Préparer les ingrédients avant de commencer, peser les blancs puis le sucre.

Commencer à battre les blancs au batteur électrique, d'abord en vitesse lente, dans un grand saladier. Dès que les fouets commencent à laisser des traces, ajouter 1/3 du sucre. Continuer de fouetter et ajouter le reste du sucre en deux fois, pour une meilleure absorption du sucre par les œufs. 

Si on utilise 50% sucre semoule et 50% sucre glace, verser le sucre semoule en 2 fois puis, quand les blancs sont montés, incorporer le sucre glace à la maryse. 

Dans les deux cas,  la meringue doit être compacte, brillante et former un « bec d'oiseau » sur le fouet. Arrêter de fouetter dès que la meringue est ferme au risque de la faire retomber (redevenir liquide). 

Dresser les meringues sur une plaque de cuisson garnie de papier sulfurisé, à l’aide d’une poche à douille ou d’une cuillère.

Enfourner immédiatement à 90-100° pendant 1 à 2 heures en fonction de la taille des meringues. Eventuellement, entre-ouvrir la porte du four plusieurs fois en cours de cuisson pour laisser échapper la vapeur. Eteindre le four et laisser sécher plusieurs heures à l’intérieur.

Les conserver à l’abri de l’humidité, dans une boite en fer, à température ambiante.

 

Conseils :

Plus la température de cuisson est basse, plus les meringues seront blanches et fondantes (idéalement 60°C environ pendant 3-4 heures). Si la température du four est trop élevée, le sucre caramélise et les meringues prendront une couleur ambrée.

Les meringues sont très sensibles à l’humidité et ramollissent rapidement. Ne pas conserver les meringues au réfrigérateur ou au congélateur.

Fouets et saladier doivent être bien propres et secs.

                                                   

1 avril 2011

Crème fouettée (nature) et chantilly (sucrée)

 

Ingrédients :

    -  500 ml de crème entière 30-35% de matières grasses

    -  50 g de sucre glace (pour la chantilly)

 

Utiliser un saladier assez haut pour limiter les projections et dans un endroit facile à nettoyer (ça gicle partout...). Commencer à fouetter la crème fraîche bien froide avec un fouet électrique à moyenne vitesse, puis fouetter plus rapidement quand la crème commence à prendre du corps. Pour la chantilly, quand la crème commence à épaissir, ajouter en deux fois le sucre glace. Vérifier de temps en temps l’état de la crème en arrêtant le batteur et en regardant la consistance. Continuer de fouetter jusqu'à ce que la crème tienne sur le fouet. Elle est prête à partir du moment où elle est complètement figée, épaisse et tient sur le fouet. Si on retourne le saladier, elle ne doit pas tomber. Si elle est destinée à être incorporée dans une autre préparation, il est préférable de la garder encore un peu mousseuse, mais si elle doit être utilisée seule, on peut la battre plus ferme.

En général, ça prend du temps avant qu’elle commence à se raffermir donc ne pas s’inquiéter trop vite et rester patient !

La crème fouettée et la chantilly se conservent bien plusieurs heures au frais (voire plusieurs jours), couvertes de film étirable (pour éviter qu'elle ne prenne des odeurs).

 

Conseils :

Ne pas utiliser de crème allégée : ce sont les matières grasses qui emprisonnent les bulles d’air et stabilisent la mousse.

Utiliser de la crème froide dans un endroit frais : la crème doit être à 4°C (à peine sortie du réfrigérateur, voire préalablement placée au congélateur pendant 15 minutes). Le saladier (si possible en inox, pour garder le froid plus longtemps) et les fouets du batteur peuvent aussi être placés au congélateur 15-20 minutes auparavant. Une atmosphère trop chaude empêche la crème de monter, donc la chantilly doit être réalisée si possible dans un endroit frais. Si c’est impossible de faire autrement, le saladier pourra être placé dans un deuxième récipient rempli de glaçons.

Fouetter une quantité suffisante de crème (environ 250-300 ml), pas moins, sinon le fouet a du mal à brasser si peu de crème, mais pas trop non plus pour éviter qu'elle ait le temps de chauffer et donc de moins bien monter.

Pour améliorer la tenue de la mousse, on peut ajouter 10% du poids de la crème en mascarpone ou fromage frais, ce qui augmente les concentrations en matières grasses et aide à stabiliser la mousse.

Il est possible d’aromatiser la crème fouettée, pour l’utiliser en version salée, en ajoutant à la fin une pincée de sel, des épices, du poivres, des herbes aromatiques fraîches (comme la ciboulette ou le basilic) ou même par exemple un peu de moutarde, de tapenade ou de pesto. Pour une utilisation sucrée, on peut ajouter des épices, du cacao, des zestes d’agrumes, un peu de crème d'agrume (comme le lemon curd), de caramel, de purée de fruit ou de liqueur/jus de citron (10 à 20% de liquide).

 

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