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Le goût des choses simples
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levain
12 décembre 2013

Pain à l'épeautre et aux noisettes

 

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Ingrédients (pour un pain) : c'est la même recette qu'ici

    -  400 g de farine

    -  100 g de farine d'épeautre

    -  315 ml d’eau

    -  200 g de levain

    -  10 g de sel

    -  100 g de noisettes

 

Verser dans un grand saladier la farine d'épeautre et 300g de farine blanche et l’eau. Pétrir pendant quelques instants pour former une boule. Couvrir le saladier et laisser reposer la pâte pendant 30 min (étape d’autolyse : permet une modification biologique de la farine qui va donner par la suite une pâte plus élastique, plus facile à travailler et joue également sur l’aspect final de la croûte).

Ajouter ensuite le reste de farine, le levain, les noisettes concassées et le sel, sans que le sel ne touche le levain. Pétrir une dizaine de minutes. La pâte devient plus élastique, plus ferme et plus lisse. La déposer, recouvrir d’un torchon et laisser lever pendant 1h30 à température ambiante.

Rabattre la pâte en glissant une maryse en silicone le long des bords du saladier, en soulevant la pâte et en la rabattant vers le centre. Recommencer tout autour du pâton. Couvrir d’un torchon et laisser de nouveau lever 1h30 avant de procéder une nouvelle fois à l’étape du pliage.

Remettre la pâte dans le saladier, recouvrir du torchon et laisser pousser 2h30-3h à température ambiante, si possible près d’une source de chaleur. Elle doit doubler de volume.

Déposer la pâte sur le plan de travail, en la décollant du saladier toujours avec une maryse en silicone pour éviter de l’abîmer ou de la déchirer. Former une boule et la laisser se détendre pendant 15 min. Pendant ce temps, préparer une passoire ou un panier en osier, recouvert(e) d’un torchon généreusement fariné, qui fera office de banneton.

Pour le façonnage de la pâte, placer les mains de chaque côté de la pâte et la soulever. Étirer légèrement la pâte par le dessous et la ramener vers le centre, tout en tournant la pâte pour obtenir une boule uniforme. Retourner la pâte, soudure au-dessus et la déposer dans le panier. Pincer les pliures entre les doigts pour les souder. Rabattre le torchon. Laisser pousser la pâte une seconde fois pendant 3 heures (apprêt). La pâte doit presque doubler de volume.

Ou alors, comme ici, façonner de petites baguettes, les disposer sur un papier cuisson en réalisant un pli de papier pour les séparer. Couvrir d'un linge et laisser lever 2h.

Placer la lèche-frite du four tout en bas et la remplir d’eau. Faire préchauffer le four à 250° en même temps qu'une plaque de cuisson.

Juste avant d'enfourner, retourner délicatement le pâton sur une feuille de papier sulfurisé ou faire glisser les baguettes sur la plaque de cuisson préchauffée. A l’aide d’un cutter ou d’une lame de boulanger, réaliser des entailles dans la longueur, profondes et inclinées à 45° (grignage).

Choisir un mode de cuisson par la résistance du bas. Enfourner le pain sur la plaque préchauffée, dans le bas du four rempli de vapeur. Commencer la cuisson 10 min à 250° puis 30 min à 210°. Le pain est cuit quand la croûte prend une belle coloration dorée et il doit sonner creux quand on tape sur le dessous du pain. Faire totalement refroidir sur une grille avant de l'entamer.

 

Avis : 9/10.

 

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27 novembre 2013

Pain au levain aux graines

 

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Ingrédients (pour un pain) : c'est la même recette qu'ici mais avec des graines

    -  500 g de farine

    -  320 ml d’eau

    -  200 g de levain

    -  10 g de sel

    -  75 g de graines variées (lin, pavot, sésame, tournesol...)

 

Verser dans un grand saladier 350 g de farine et l’eau. Mélanger à la cuillère, juste pour amalgamer toute la farine. Couvrir le saladier et laisser reposer la pâte pendant 30 min (étape d’autolyse : permet une modification biologique de la farine qui va donner par la suite une pâte plus élastique, plus facile à travailler et joue également sur l’aspect final de la croûte).

Ajouter ensuite le reste de farine, le levain, les graines et le sel, sans que le sel ne touche le levain. Pétrir pendant une dizaine de minutes. La pâte devient plus élastique, plus ferme et plus lisse. La déposer dans un saladier, recouvrir d’un film étirable ou d'un torchon et laisser lever pendant 1h-1h30 à température ambiante.

Rabattre la pâte en glissant une maryse en silicone le long des bords du saladier, en soulevant la pâte et en la rabattant vers le centre. Recommencer tout autour du pâton. Couvrir de nouveau et laisser de nouveau lever 1h-1h30 avant de procéder une nouvelle fois à l’étape du pliage.

Remettre la pâte dans le saladier, recouvrir du torchon et laisser pousser 2h30-3h à température ambiante, si possible près d’une source de chaleur. Elle doit doubler de volume.

Préparer une passoire ou un panier en osier, recouvert(e) d’un torchon propre généreusement fariné, qui fera office de banneton. Déposer la pâte sur un plan de travail fariné, en la décollant du saladier toujours avec une maryse pour éviter de l’abîmer ou de la déchirer. Pour le façonnage de la pâte, aplatir la pâte avec la paume de la main puis la replier en trois. Lui faire faire un quart de tour et recommencer une ou deux fois. Puis placer les mains de chaque côté de la pâte et la soulever. Étirer légèrement la pâte par le dessous et la ramener vers le centre, tout en tournant la pâte pour obtenir une boule uniforme. Retourner la pâte, soudure au-dessus et la déposer dans le panier. Pincer les pliures entre les doigts pour les souder. Rabattre le torchon. Laisser pousser la pâte une seconde fois pendant 2-3 heures (apprêt). La pâte doit presque doubler de volume.

Placer plusieurs ramequins en bas et les remplir d’eau chaude. Faire préchauffer le four à 250° en même temps qu'une plaque de cuisson.

Juste avant d'enfourner, retourner délicatement le pâton sur une feuille de papier sulfurisé. A l’aide d’un cutter ou d’une lame de boulanger, réaliser de profondes entailles, d'un geste franc (grignage).

Choisir un mode de cuisson par la résistance du bas. Enfourner le pain sur la plaque préchauffée, dans le bas du four rempli de vapeur. Commencer la cuisson 10 min à 250° puis 30 min à 210°. Le pain est cuit quand la croûte prend une belle coloration dorée et il doit sonner creux quand on tape sur le dessous du pain. Faire totalement refroidir sur une grille avant de l'entamer.

 

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Avis : top ! Si on souhaite utiliser des farines différentes, remplacer 150 g de farine blanche par la/les farine(s) choisie(s) et augmenter un peu la quantité d'eau (environ 330ml).

 

26 novembre 2013

Pain de mie au levain

 

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Ingrédients (pour un pain de mie) :

    -  250 g de farine

    -  170 g de levain

    -  15 g de sucre

    -  150 g de lait

    -  40 g de beurre mou

    -  6 g de sel

    -  oeuf battu

 

Dans une grand saladier, mélanger la farine, le sucre, le levain et le lait, jusqu'à ce que tous les ingrédients soient incorporés. Laisser reposer 30 min.

Pétrir la pâte environ 5 min, jusqu'à ce que la pâte se décolle des bords du récipient. Ajouter le beurre et le sel et continuer de pétrir encore 5 min, jusqu'à ce que la pâte se redécolle. Couvrir le saladier d'un film étirable et laisser reposer à température ambiante.

Rabattre la pâte au bout d'1h30. Laisser lever encore 3h.

Renverser la pâte sur un plan de travail fariné.  L'étirer à la main, la replier plusieurs fois puis former un boudin de la longueur du moule, soudure en dessous. Déposer délicatement dans un moule à cake. La pâte ne doit pas remplir plus du tiers du moule. Couvrir le moule de papier film et laisser lever de nouveau, jusqu'à ce que la pâte arrive en haut du moule (environ 2-3h). 

Dorer la surface du pain de mie avec un peu d'oeuf battu. Enfourner dans le bas du four préchauffé à 200°, pendant environ 40 min. La croûte doit être bien dorée et le pain sonner creux quand on le tapote. Laisser tiédir un moment dans le moule puis démouler et laisser entièrement refroidir sur une grille.

 

Avis : 7/10. La texture de la mie, un peu élastique et souple comme celle d'un pain au levain, est plutôt agréable, la croûte est bien croustillante, mais je n'ai pas trop apprécié le petit goût acidulé dû au levain sur un pain de mie. Je les préfère avec de la levure de boulanger. Mais c'est un avis bien personnel...

 

29 octobre 2013

Pain à la châtaigne et aux figues

 

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Ingrédients (pour 2 pains de 600g) :

    -  350 g de farine blanche

    -  150 g de farine de châtaigne

    -  200 g de levain

    -  5 g de levure de boulanger fraîche

    -  300 g d'eau

    -  10 g de sel

    -  75 g de figues sèches

 

Délayer la levure dans un peu d'eau tiède, prélevée sur les 300g.

Dans un grand saladier, mélanger le levain, la levure, les farines et l'eau, jusqu'à ce que toute la farine soit incorporée. Laisser reposer 20 à 40 minutes pour l'autolyse.

Couper les figues sèches en petits morceaux et les fariner.

Ajouter le sel à la pâte et la pétrir pendant 5 minutes, jusqu'à ce qu'elle soit lisse et se détache des bords du saladier. Ajouter les figues et mélanger sans excès, juste pour les incorporer.

Couvrir le saladier d'un torchon et laisser reposer la pâte à température ambiante pendant 1 heure. Au bout d'une heure, replier la pâte sur elle-même une douzaine de fois, pour développer les arômes et obtenir une belle mie. Déposer un film étirable sur le saladier et mettre au frais 12 à 24 heures.

Sortir le saladier du réfrigérateur. La pâte devrait avoir à peu près doublé de volume. Laisser la pâte revenir à température environ 1 heure.

Renverser la pâte sur un plan de travail généreusement fariné, à l'aide d'une corne pour la faire sortir du saladier. Diviser la pâte en 2 pâtons de taille égale. Façonner chaque pâton en bâtard. Les déposer sur un papier sulfurisé. Couvrir d'un torchon et laisser reposer pendant le temps de préchauffer le four.

Préchauffer le four à 240° avec une plaque de cuisson. Pendant les 5 dernières minutes de préchauffage, insérer une lèche-frite ou un grand récipient à l'étage le plus bas du four. Juste avant d'enfourner, verser de l'eau dans la lèche-frite avant de refermer rapidement la porte du four. (Le dégagement de vapeur va créer un environnement humide qui favorisera la formation d'une belle croûte).

Déposer les pâtons sur la plaque de cuisson, en glissant un support rigide sous le papier sulfurisé pour les déposer sans les toucher. Réaliser trois incisions sur le dessus des pâtons d'un geste franc, en tenant la lame à un angle de 45°. Enfourner les pains et verser encore un peu d'eau bouillante dans la lèche-frite.

Laisser cuire 40 à 45 minutes, jusqu'à ce qu'ils sonnent creux quand on tape au-dessous. S'ils ne paraissent pas tout à fait cuits mais risquent de trop colorer, éteindre le four et les laisser 15 à 20 minutes de plus.

Laisser refroidir complètement sur grille avant de les entamer.

 

Avis : 7/10. J'ai trop mis de farine de châtaigne, 100g seraient largement suffisants voire encore trop peut-être... Et bien couper les figues en PETITS morceaux. 

 

27 octobre 2013

Pain aux abricots secs et noisettes

  

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Ingrédients (pour 2 pains de 600g) :

    -  500 g de farine 

    -  200 g de levain

    -  300 g d'eau

    -  10 g de sel

    -  10 abricots secs

    -  1 poignée de noisettes

    -  flocons d'avoine

 

Dans un grand saladier, mélanger le levain, la farine et l'eau, jusqu'à ce que toute la farine soit incorporée. Laisser reposer 20 à 40 minutes pour l'autolyse.

Couper les abricots secs en petits morceaux et les fariner. Couper les noisettes en deux.

Ajouter le sel à la pâte et la pétrir pendant 5-10 minutes, jusqu'à ce qu'elle soit lisse et se détache des bords du saladier. Ajouter les abricots et les noisettes et mélanger sans excès, juste pour les incorporer.

Couvrir le saladier d'un torchon et laisser reposer la pâte à température ambiante pendant 1 heure. Au bout d'une heure, replier la pâte sur elle-même une douzaine de fois, pour développer les arômes et obtenir une belle mie. Déposer un film étirable sur le saladier et mettre au frais 12 à 24 heures.

Sortir le saladier du réfrigérateur. La pâte devrait avoir à peu près doublé de volume. Laisser la pâte revenir à température environ 1 heure.

Renverser la pâte sur un plan de travail généreusement fariné, à l'aide d'une corne pour la retirer du saladier. Diviser la pâte en 2 pâtons de taille égale. Façonner chaque pâton en bâtard. Les déposer sur un papier sulfurisé. Couvrir d'un torchon et laisser reposer pendant le temps de préchauffer le four.

Préchauffer le four à 240° avec une plaque de cuisson. Pendant les 5 dernières minutes de préchauffage, insérer une lèche-frite ou un grand récipient au bas du four. Juste avant d'enfourner, verser de l'eau dans la lèche-frite avant de refermer rapidement la porte du four. (Le dégagement de vapeur va créer un environnement humide qui favorisera la formation d'une belle croûte).

Déposer les pâtons sur la plaque de cuisson, en glissant un support rigide sous le papier sulfurisé pour les déposer sans les toucher. Réaliser trois incisions sur le dessus des pâtons d'un geste franc, en tenant la lame à un angle de 45°. Enfourner les pains et verser encore un peu d'eau bouillante dans la lèche-frite.

Laisser cuire 40 à 45 minutes, jusqu'à ce qu'ils sonnent creux quand on tape au-dessous. Laisser refroidir complètement sur grille avant de les entamer.

 

Avis : 8/10. Délicieux avec du fromage de chèvre. Ils étaient certes très bons mais pas suffisamment aérés et dégagés. Mais là, c'est de ma faute ... Et j'ai essayé en remplaçant les noisettes par des dés de fourme d'Ambert : c'est super bon aussi mais les morceaux de fromage fondent à la cuisson et "disparaissent", ne laissant qu'un petit goût de fromage... Dommage !

 

 

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13 octobre 2013

Pain au cacao

 

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Ingrédients (pour 3 pains de 400g) :

    -  200 g de levain naturel 

    -  540 g de farine 

    -  60 g de cacao en poudre non sucré

    -  5 g de levure de boulanger fraîche

    -  400 g d'eau

    -  10 g de sel

    -  140 g de pépites de chocolat

 

Dans un grand saladier, mélanger le levain, la farine, le cacao, la levure émiettée et l'eau, jusqu'à ce que toute la farine soit incorporée. Laisser reposer 20 à 40 minutes pour l'autolyse.

Ajouter le sel et pétrir pendant 5 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit lisse et se détache des bords du bol. Ajouter le chocolat et mélanger sans excès, juste pour l'incorporer.

Couvrir le saladier d'un torchon et laisser reposer la pâte à température ambiante pendant 1 heure. Au bout d'une heure, replier la pâte sur elle-même une douzaine de fois, pour développer les arômes et obtenir une belle mie. Déposer un film étirable sur le saladier et mettre au frais 12 à 24 heures.

Sortir le saladier du réfrigérateur. La pâte devrait avoir à peu près doublé de volume. Retirer le film plastique et le remplacer par un torchon. Laisser la pâte revenir à température environ 1 heure.

Préparer un torchon propre et bien le fariner. Renverser la pâte sur un plan de travail généreusement fariné, à l'aide d'une corne pour la faire sortir du saladier. Diviser la pâte en 3 pâtons de taille égale (environ 450 g chacun). Façonner chaque pâton en bâtard. Les déposer sur le torchon, en formant un pli dans le tissu de part et d'autre pour soutenir la forme. Couvrir d'un torchon et laisser reposer pendant le temps de préchauffer le four.

Préchauffer le four à 240°C avec une plaque de cuisson. Pendant les 5 dernières minutes de préchauffage, insérer une lèche-frite ou un grand récipient à l'étage le plus bas du four. Porter environ 400 ml d'eau à ébullition puis, juste avant d'enfourner, verser la moitié de l'eau bouillante dans la lèche-frite avant de refermer rapidement la porte du four. (Le dégagement de vapeur va créer un environnement humide qui favorisera la formation d'une belle croûte. Faire attention de ne pas se brûler).

Déposer les pâtons sur la plaque de cuisson. Réaliser trois incisions sur le dessus des pâtons d'un geste franc, en tenant la lame à un angle de 45°.  Enfourner les pains et verser le reste de l'eau bouillante dans la lèche-frite.

Laisser cuire 40 à 45 minutes, en permutant les pains au bout de 30 minutes (pour que ceux qui étaient dans le fond du four soient plus près de la porte et vice versa), jusqu'à ce qu'ils sonnent creux quand on tape au-dessous. S'ils ne paraissent pas tout à fait cuits à coeur mais risquent de trop colorer, éteindre le four et les laisser 15 à 20 minutes de plus.

Laisser refroidir complètement sur grille avant de les entamer.

 

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Avis : 10/10. J'ai ADORE !!! Il est assez dense mais terriblement moelleux, croustillant, pas trop sucré, juste par les pépites de chocolat,... D'ailleurs, on peut réduire la quantité de chocolat si on veut un pain moins sucré.

 

6 septembre 2013

Pain au levain

 

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Ingrédients (pour un gros pain) :

    -  500 g de farine

    -  315 ml d’eau

    -  180-200 g de levain

    -  10 g de sel

 

Verser dans un grand saladier 350 g de farine et l’eau. Mélanger rapidement à la cuillère, juste ce qu'il faut pour incorporer la farine. Couvrir le saladier et laisser reposer la pâte pendant 30 min (étape d’autolyse qui permet une modification biologique de la farine, ce qui va donner par la suite une pâte plus élastique, plus facile à travailler et joue également sur l’aspect final de la croûte).

Ajouter ensuite le reste de farine, le levain et le sel. Pétrir une dizaine de minutes. La pâte devient plus élastique, plus homogène et plus lisse. Elle se détache des parois du saladier tout en restant souple. La rassembler en boule dans le saladier, recouvrir d’un torchon ou d'un film étirable et laisser lever pendant 1h30 à température ambiante.

Rabattre la pâte en glissant une maryse en silicone sous la pâte le long des bords du saladier, puis en soulevant la pâte pour la rabattre vers le centre. Recommencer tout autour du pâton. Recouvrir du torchon et laisser de nouveau lever 1h30, avant de procéder une nouvelle fois à l’étape du pliage. Après le deuxième rabat, laisser pousser 2h30-3h à température ambiante, si possible près d’une source de chaleur. La pâte doit doubler de volume (et s'affaisser).

Déposer la pâte sur un plan de travail fariné, en la décollant du saladier toujours avec une maryse en silicone pour éviter de l’abîmer ou de la déchirer. Former une boule et la laisser se détendre pendant 15 min. Pendant ce temps, préparer une passoire ou un panier en osier, recouvert(e) d’un torchon généreusement fariné, qui fera office de banneton.

Pour le façonnage de la pâte, étirer légèrement la pâte pour l'allonger en rectangle. Placer les mains de chaque côté de la pâte sur une extrémité, la soulever et la replier vers le centre. Recommencer à l'autre extrémité pour replier finalement en trois en porte-feuille. Tourner la pâte à 90° puis recommencer, étirer en rectangle et replier en porte-feuille, autantde fois que nécessaire pour obtenir une pâte ferme, qui se tient bien. Retourner le pâton pour placer les soudures dessous, placer les mains sous la pâte tout en tournant la pâte pour obtenir une boule uniforme.

Retourner la pâte, soudure au-dessus et la déposer dans le panier. Pincer les pliures entre les doigts pour les souder. Rabattre le torchon. Laisser pousser la pâte une seconde fois pendant 3 heures (apprêt). La pâte doit presque doubler de volume.

Placer la lèche-frite du four tout en bas et la remplir d’eau. Faire préchauffer le four à 250° en même temps qu'une plaque de cuisson.

Juste avant d'enfourner, retourner délicatement le pâton sur une feuille de papier sulfurisé. A l’aide d’un cutter ou d’une lame de boulanger, réaliser des entailles (grignage).

Enfourner le pain sur la plaque préchauffée, à mi-hauteur, dans le four rempli de vapeur. Commencer la cuisson 10 min à 250° puis 30 min à 210°. Le pain est cuit quand la croûte prend une belle coloration dorée et il doit sonner creux quand on tape sur le dessous du pain. Laisser totalement refroidir sur une grille avant de l'entamer.

 

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Avis : 9/10. Celui-là était aussi beau que bon, bien ouvert, avec une croûte dorée et croustillante, une mie élastique, dense et bien alvéolée, et ce petit goût de levain si caractéristique. Mais je suis loin de maîtriser tous les aspects de la fabrication d'un pain au levain et tous ne sont pas aussi beaux. Alors voici ce que j'ai pu en apprendre, même si ce ne sont que mes impressions personnelles :

    -  si on laisse lever trop longtemps, l'acidité augmente et le pain en devient presque difficile à manger... En plus, il perd toute sa tenue et s'étale en galette au lieu de gonfler.

    -  augmenter l'hydratation du pain (=mettre plus d'eau) semble permettre d'obtenir une mie plus alvéolée mais le pain est plus difficile à mettre en forme et il s'avachit rapidement.

    -  pour l'apprêt, on peut le mettre au réfrigérateur 8-10h au lieu de le laisser lever 3h à T° ambiante. Ca permet, entre autres, de cuire le pain le matin.

    -  moi, je retourne une cocotte en fonte préchauffée au dessus du pain pour les 15 premières minutes de cuisson, parce que je n'ai jamais réussi à faire suffisamment de buée pour que les grignes s'ouvrent comme il faut... Mais il faut que la cocotte soit suffisamment grande pour ne pas toucher le pain...

    -  si possible, je le mets dans le four le plus bas possible, avec un programme qui ne chauffe que par la résistance du bas. Mais la croûte est souvent carrément brûlée dessous... A moins qu'on mette deux plaques l'une sur l'autre, là ça va mieux...

    -  en fin de cuisson, remonter la plaque de cuisson au milieu du four et changer le programme pour une cuisson par le haut et le bas, afin que le pain colore dessus.

Bref... encore à améliorer !!! Et évidemment toutes vos remarques sont les bienvenues !

 

5 septembre 2013

Levain naturel

 

Ingrédients et matériel :

    -  de la farine de seigle

    -  de la farine blanche T65 (ou T55 pour moi)

    -  de l’eau (si possible pas trop calcaire, à température ambiante)

    -  1 saladier ou un grand bocal en verre bien propre et sec

    -  1 assiette

    -  1 cuillère en bois

 

Verser dans un saladier 50 g de farine de seigle et 50 g d’eau. Mélanger avec la cuillère en bois. Couvrir le saladier d’une assiette et le laisser de côté pendant 3 jours, à l’abri de l’humidité et dans une pièce à 18°-22°. La pâte se transforme au fil des jours et se détend, l’odeur va également devenir "nauséabonde", c’est normal.

Si un début de moisissure apparaît, il suffit de gratter la surface qui a un peu durci et conserver le levain dessous. La pièce où se trouve le levain est peut-être un peu trop humide.

Après ces 3 jours, ajouter 50 g de farine blanche et 50 g d’eau. Mélanger de nouveau à la cuillère en bois. Recouvrir avec l’assiette et laisser reposer encore 3 jours. Encore une fois, si de la moisissure se développe, retirer tout simplement la croûte qui a séché à l’air. Le levain commence à buller.

Après ces premiers jours, s'occuper du levain 2 fois par jour, en le nourissant environ toutes les 12 heures. A chaque repas, conserver un volume donné de levain puis y ajouter deux volumes de farine et le même poids d'eau que de farine. Par exemple, on prélève une petite tasse à café de levain. On jette le reste de levain et on nettoie le bocal du levain. Une fois lavé et séché, on y verse la tasse de levain puis on nettoie la tasse que l'on pose sur une balance et on tare à 0. On remplit la tasse de farine. Le poids de la farine apparait, on multiplie ce poids par deux pour obtenir le poids d'eau à ajouter. On verse 2 tasses à café de farine sur le levain prélevé puis on rajoute le poids d'eau que l'on avait retenu.

Mélanger énergiquement avec la cuillère en bois, en veillant à bien incorporer de l’air au levain. Certains disent qu’il faut faire 100 tours de cuillère !

Couvrir le bocal de son couvercle, sans le fermer, et laisser reposer jusqu’au prochain repas, dans les 12 heures.

Une semaine après le 1er repas, le levain doit doubler ou tripler de volume au bout des 12 heures. Si ce n’est pas le cas, on peut lui donner un repas plus copieux avec de la farine de seigle au lieu de la farine T65. Au bout des 12 heures, il doit être très actif.

 

Remarques :

    -  Chaque levain créé se comporte différemment selon : l’eau employé, la température de la pièce, l’humidité ambiante, etc… Il faut donc s'adapter à son levain, l'observer pour mieux le connaître et tâtonner pour trouver ce qui lui convient le mieux.

    -  Côté matériel, il faut une cuillère en bois qui sera exclusivement réservée au levain, un saladier, de préférence en verre ou en porcelaine, ou un bocal en verre. Eviter l’inox. Pour le plastique, vérifier qu’il ne soit pas abîmé. Sur un saladier, on posera une assiette pour le couvrir, ce qui permet de le protéger sans que ce soit hermétique, en permettant les échanges avec l'air ambiant. Pour un bocal, ne pas visser le couvercle mais le poser simplement dessus. Utiliser un bocal assez grand par rapport à la quantité de levain : il faut penser que le levain va tripler de volume.

    -  Ne pas laver les ustensiles au produit de vaisselle mais uniquement à l’eau claire. Les résidus de produit de vaisselle empêcheraient la prolifération des bactéries.

    -  Le levain est prêt quand il double de volume au bout des 12 heures et qu’il bulle beaucoup. A ce moment-là, on peut l’utiliser pour réaliser un pain au levain. Dans ce cas, la veille au soir, on peut nourrir le levain avec de farine de seigle pour qu’il soit très actif le lendemain matin (mais ce n'est pas obligatoire), et il vaut mieux l'utiliser environ 6-7 heures après le repas. Sinon, on continue à le nourrir avec de la farine jusqu’au moment de l’utiliser pour faire un pain.  

    -  Une fois qu'on a pris l'habitude, il n'est même plus nécessaire d'utiliser une balance. On sait combien il faut mettre de farine et d'eau pour le volume de levain que l'on a prélevé et on sait s'il faut rajouter de l'eau ou de la farine en fonction de la consistance du levain.

    -  Il n'est pas obligatoire de conserver toujours les mêmes proportions repas après repas : si on conserve 2 cs de levain le matin, on peut très bien prélever l'équivalent d'une tasse le soir. L'important, c'est que pour 1 volume de levain, il faut 2 volumes de farine et le poids de la farine en eau. Peu importe l'importance du volume prélevé. Il est donc facile d’augmenter la quantité de levain, par exemple en augmentant la taille du contenant de prélèvement (au lieu d’une tasse à café, utiliser un petit ramequin par exemple), ce qui augmentera obligatoirement la quantité de farine et d’eau. Pour éviter de nourrir le levain avec de grandes quantités de farine puis de jeter l'excédent de levain, ce qui fait gaspiller pas mal de farine, on peut n'utiliser qu'un tout petit récipient pour les repas quotidiens. Mais quand on veut faire un pain, il faut penser à l'avance à augmenter les volumes conservés, pour augmenter la quantité de levain. Et il faut également prévoir un petit surplus de levain, parce que si l'on utilise tout le levain pour un pain, il ne restera plus rien pour la suite et on sera obligé de recréer un nouveau levain.

    -  Jeter le reste de levain et n'en garder qu’une petite partie permet de lui donner de la force et une saveur plus douce au fil des repas. Le vieux levain devient amère et aigre. Peu à peu, la mauvaise odeur du levain disparaît.

    -  Si le levain rejette de l’eau ou paraît trop liquide, on jette la fine couche d'eau et on peut réduire la quantité d’eau à 80% du poids de la farine pour obtenir un levain moins hydraté.

    -  Une fois nourri, on peut aussi le placer au réfrigérateur, toujours avec un couvercle. Le froid va ralentir l’activité des bactéries et le nourrir une seule fois par semaine suffit. Il peut même survivre 4 semaines sans manger. Dès qu'on veut l’utiliser pour faire un pain, le sortir et le laisser revenir à température pendant 2 heures. Puis recommencer les repas 2 fois par jour. S'il n'est pas resté très longtemps au frigo, on peut l'utiliser après le premier repas, sinon il vaut mieux le nourrir 2-3 fois avant de s'en servir.

    -  Si jamais on oublie un repas ou qu'on ne peut pas le nourrir une fois, ce n’est pas grave, il suffit de continuer à le nourrir normalement au prochain repas.

 

Bref, ça paraît peut-être super compliqué au départ, avec pleins de choses à savoir, mais finalement, c'est plutôt facile, ça devient même une habitude, et s'en occuper deux fois par jour ne demande pas tant de temps que ça... Et puis, en pratique, on s'aperçoit qu'on peut s'autoriser quelques petites disgressions et que le levain ne s'en porte pas plus mal. Par exemple, j'ai utilisé de la farine de seigle pour créer le levain mais depuis, j'utilise de la farine blanche tout ce qu'il y a de plus classique, de la farine T55. Pour l'eau, je me sers de l'eau du robinet. Une cuillère métallique a le même effet qu'une cuillère en bois. Je nourris mon levain sans être vraiment précise dans les mesures, en fonction de la texture attendue et en me simplifiant un peu la vie (pour les quantités de farine et d'eau, respecter la règle "même poids de farine que d'eau" revient, à peu de choses près, à faire "un volume de levain, deux volumes de farine et un volume d'eau")

 

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